Archives pour la catégorie CD et Vinyles

Tangerine Dream – Springtime in Nagasaki (2007)

Pochette de Springtime in Nagaski..::Critique rédigée par etiennefroes::.. Après l’effet d’une bombe auprès de certains fans de la sortie de Madcap flaming duty, ces mêmes amateurs craignaient le pire à l’annonce d’un nouveau CD. Une fois de plus l’imprévisible Edgar Froese co-compositeur avec Thorsten Quaeschning ne manqua pas de les surprendre avec l’arrivée de Springtime in Nagasaki en avril 2007.

La maison de disque de Tangerine dream, Eastgate, expliqua la parution de ce disque par la sortie d’un projet plus ambitieux : les cinq saisons atomiques : En effet, en novembre 2006, Tangerine dream reçut l’offre d’un homme d’affaires japonais âgé de 82 ans, Monsieur H.T., de composer une œuvre en cinq tableaux : springtime in Nagasaki, summer in Nagasaki, autumn in Hiroshima winter in Hiroshima et fifth season.

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Constance Demby – Novus Magnificat (1986)

Novus Maginificat« Novus Maginificat » est le quatrième album de Constance Demby, et son premier sur le label new-age de Stephen Hill, Heart of space. Cette californienne multi-instrumentiste a aussi pour autre passions la sculpture et la peinture, et, à ce titre, la toile céleste est son lieu naturel de l’expression. Le nom de l’album, qui veut dire « Nouveau maginificat », est sous-titré « Through the stargate », ce qu’on pourrait traduire par « À travers la porte [ou barrière] des étoiles ». Cette composition de 1985, publiée en 1986 en cassette, est la suite directe de l’album Sacred Space Music, composé en 1982 et paru deux ans plus tôt sur son propre label. Demby a d’autant plus soigné son enregistrement qu’elle voulait en faire un chef d’œuvre ésotérique en vue de la date symbolique du 16 août 1987 dit de « Convergence harmonique », rassemblement new age autour d’un obscur rite astrologique. La pochette de l’album est signée Geoffrey Chandler et elle a été réalisée au moment de l’explosion de la navette Challenger.

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Lightwave – Nachtmusik (1990)

Pochette de Nachtmusik de Lightwave..::Article rédigé par Frank Boisgontier::.. Lightwave est un groupe français fondé en 1985 par Christoph HARBONNIER et Christian WITMAN, auxquels se joindrons plus tard Paul HASLINGER (ex-Tangerine Dream) et le violoniste Jacques DEREGNAUCOURT.

« Nachtmusik » est leur premier album, publié en 1990. Il se compose de deux morceaux, « Nachtmusik » et « Just Another Dream« , chacun faisant aux alentours de 20 minutes.

Avec Lightwave, on plonge dans une musique électronique qui ne fait ni dans l’esbrouffe ni dans la facilité, mais qui emmène l’auditeur dans des paysages électroniques inédits, qui font penser parfois à Ligetti. La musique de Lightwave s’écoute avec attention, et si elle paraît exigente, l’effort qu’elle demande est toujours récompensé. On sort grandit d’une musique pareille.

Composés et interprétés sur un set-up assez éclectique (synthétiseurs ARP, RSF, Korg, sampleurs Akai), enregistrés de main de maître par Michel Geiss lui-même (aux côtés de Mireille Landmann), « Nachtmusik » et « Just Another Dream » s’affranchissent des mélodies simples et tissent une atmosphère unique. Un voyage rare et unique dans la musique électronique.

L’album a été enregistré en direct au studio Malibu (Parmain, France) entre mai et juillet. Mixé à Digital Services (Paris) en mai 1990.

Pour aller plus loin, rendez-vous sur le site web officiel de Lightwave.

 


> Track-list 


 

  1. Nachtmusik (23:30)
  2. Just another dream (32:29)

Klaus Schulze – Trancefer (1981)

Pochette de Trancefer de Klaus SchulzeTrancefer est le premier album de Klaus Schulze sur le label IC. Il est sorti le 1er Octobre 1981. Pour les besoins de ce disque, singulièrement très court pour le Berlinois, 37 minutes seulement, Schulze s’est entouré de deux autres musiciens, qui auront de la place ultérieurement dans sa carrière, Wolfgang Tiepold au violoncelle et de Michael Shrieve aux percussions. Le son tranché et digital de Schulze (c’est son deuxième album avec des instruments numériques après Dig it, qui a une pochette presque similaire) correspond à une vraie mutation par rapport à sa production des années 70 (même si celle-ci est loin d’être hétérogène). Les sons métalliques tissent une structure d’acier autour des deux autres protagonistes. Klaus Schulze joue sur un séquenceur digital. Les amateurs de musique minimaliste seront ravis jusqu’aux oreilles par cette « drone » de musique.

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La Planète Sauvage (BO du film) Alain Goraguer – 1973

B.O. de la Planète Sauvage par Alain GorageurLa Planète Sauvage est un film d’animation de René Laloux (1929-2004), basé sur un roman d’anticipation étrange de Stefan Wul, Oms en série, qui décrit un pays peuplé de Gullivers nommés Draags et d’homme lilliputiens nommés Om, regroupés sur la planète Ygam. Tout ce beau monde (même si les Draags et leurs yeux rouge sang ne sont pas de la beauté la plus évidente) va se bagarrer, les uns pour l’émancipation, les autres pour conserver leur domination intellectuelle et spirituelle. Le long métrage de 72 minutes (un des premiers faits par un français), basé sur des esquisses de Roland Topor, coscénariste, a été réalisé à Prague. Ce film a obtenu le Prix spécial du Jury à Cannes en 1973 et est pour beaucoup, devenu culte, en raison de sa dimension satirique. C’est le pianiste de jazz Alain Goraguer (né en 1931), accompagnateur de Boris Vian et un des arrangeurs, entre autres, de Serge Gainsbourg, France Gall, Jean Ferrat, ainsi que de très nombreuses musiques de film, qui en signe la partition que je vous présente maintenant.

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David Bowie – Low (1977)

Pochette de Low de David BowiePremier article de la Trilogie Berlinoise. Quand Bowie quitte Los Angeles et les plateaux de cinéma pour retrouver les vrais gens et se mettre au pied au mur (de Berlin) de la réalité, c’est un peu l’europe du rock’n’roll qui tient sa revanche. Nous sommes en effet en pleine vague punk en Angleterre, et Alice Cooper et autre rockeur sans sensibilité dans son genre fait de l’ombre au Thin White Duke Outre-Atlantique. Même si la drogue (notamment la cocaïne) est toujours une tentation pour le natif de Brixton à Berlin-Ouest, il y croit trouvé un oasis de sérénité. Une fois terminé de camper l’E.T. dans L’homme qui venait d’ailleurs, un certain nombre de musiques non retenues pour la bande-originale du film vont servir de base pour cet album. C’est d’ailleurs une photographie issue du tournage (comme l’album précédent, Station to Station) qui sert pour orner l’album.

Low est le premier album de ce qu’on a appelé par convention la trilogie berlinoise, avec Iggy Pop dans les valises et sous intense infusion de Can et de Kraftwerk. Et pourtant, une grande partie de l’album a été enregistré sur le chemin, dans les studios d’Hérouville en France. Bowie a cosigné la production de Low avec Tony Visconti. Le titre de l’album semblerait correspondre aux descentes dû à la cocaïne du chanteur trentenaire.

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The Orb – Orbus Terranum (1995)

Pochette d'Orbus Terranum de The OrbOrbus Terranum est le troisième album de The Orb. C’est aussi le dernier album d’un de ses anciens membres, Kris Weston. Alex Paterson est en cours d’élaboration de cet album, au moment où il est rejoint par le producteur allemand Thomas Fehlmann qui rejoint, de fait, l’effectif du groupe et la tournée mondiale qui suit. Après deux disques très tournés vers la science-fiction et le psychédélisme échevelé, cet album des pionniers des raves est très peu rythmé en comparaison. Il en conserve toutefois tous les traits bizarres (par ses morceaux évolutifs et complexes) et ironiques (par ses nombreux samples) des précédents efforts studios du duo.

Cet album est le premier à s’inscrire dans une continuité sonore et stylistique, dans la veine de la musique de Brian Eno. Les rythmes dub des deux premiers albums ont été considérablement atténués pour laisser place à des longues (parfois même très longues : 16 minutes !) et nombreuses pistes ambient. Pas moins de 48 pistes audio sont utilisées pour la confection de l’album. La pochette de l’album, inspirée par les dessins de M.C. Escher, superpose deux réalités qui n’en sont pas vraiment : une figure géométrique impossible et une représentation cartographique de la Renaissance.

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