Archives pour la catégorie CD et Vinyles

Air – Love 2 (2009)

Pochette de Love 2 d'AirAvec Love 2, les versaillais Godin et Dunckel nous offrent, comme ils le déclarent eux-mêmes, un album « 100% Air ». Ils y ont font quasiment tout à la première personne du pluriel, dans leur studio Atlas du quartier parisien de Belleville. Ainsi, ils assurent la totalité de la production. Une fois n’est pas coutume, toutes les parties vocales sont aussi assurées par nos deux frenchies. L’envie de se retrouver « enfin à deux » se décline jusque dans le titre de l’album.

C’est Stéphane Briat, le complice de Moon Safari et de la B.O. du film de Sofia Coppola, Virgin Suicides, qui assure l’enregistrement et le mixage de l’album. Autre vétéran dans les guérillas rétro-futuristes du tandem, Joey Waronder reprend du service pour un album qui offre une bonne diversité de styles.

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The Chemical Brothers – Exit Planet Dust (1995)

Pochette d'Exit Planet Dust des Chamical BrothersExit Planet Dust est le premier album des Chemical Brothers, sorti en 1995. Le titre de l’album est une référence ironique au premier nom de la formation composée de Tom Rowlands and Ed Simons, qui leur a été retiré à la suite d’une plainte d’une formation californienne éponyme proche des Beastie Boys.

Le son de cet album se caractérise par son utilisation de crissements et de bruits étouffés de guitare électrique, et de nombreux breaks de batterie. Cet album, l’un des premiers du genre big beat, tournera massivement sur les platines des sets des DJ à travers le monde.

Le titre Song to the Siren a été le premier single des Dust Brothers (tiré à quelques centaines d’exemplaires seulement), et il comprend un sample de la voix de Lisa Gerrard de la chanson Song of Sophia de Dead Can Dance. C’est une nouvelle version mixée en live un an plus tôt, avec des samples des groupes Meat Beat Manifesto et This Mortal Coil, qui figure sur l’album. Autre titre de la même époque acid des Dust Brothers, Chemical Beats, qui est une démo assez efficace de la machine centrale de l’album, la Roland TB-303. 

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Manuel Göttsching – E2-E4 (1981, 1984)

Pochette de l'album E2-E4 de Manuel GöttschingVoici un album particulièrement important dans l’histoire de la musique électronique. E2-E4 est une pièce de musique enregistrée le 12 décembre 1981 au studio Roma de Berlin au cours d’une heure de session d’enregistrement avec des séquenceurs, une guitare électrique, une boîte à rythmes et divers effets électroniques. Il se compose d’une seule piste, entièrement live, sans retouches, divisée en 9 morceaux. Son nom et le visuel de son pochette font référence à un mouvement d’ouverture dans le jeu d’échecs, dont Göttsching était friand. Certains critiques ont aussi pu assimiler le titre à une ligne de programme d’ordinateur (Göttsching ayant une formation en informatique) ou un clin d’œil au célèbre robot de la Guerre des Etoiles, R2-D2. Ce disque, premier sous son nom et consécutif au démantèlement d’AshRa, en parfait représentant de la musique électronique minimaliste, ne comporte que deux accords, par-dessus lesquels vient se greffer ce qui ressemble fort aux premiers pas de la musique house. Et de fait, quand on écoute l’album aujourd’hui, impossible de dater de… 1981.

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The Prodigy : The Fat of the Land (1997)

Pochette de The Prodigy, The Fat of the Land (1997)The Fat of the Land est le troisième album de « The Prodigy » (même si leur logo ne contient le « The », il faut le mentionner), et celui qui a connu le plus grand succès dans le monde. Il a placé au pinacle le big beat en tournant le dos à la scène dance pour toucher plus au son rock, plus accessible et universel. C’est aussi leur disque le plus subversif.  Le son de Prodigy oscille entre composantes trance et rock aux riffs de guitare électrique saturés. Derrière l’ordinateur, Liam Howlett manie l’art du sample avec dextérité. En tant que producteur et que compositeur de l’ensemble des titres de l’album, c’est à lui (et dans son ombre, Matt Cameron de Soundgarden) que revient tout le mérite d’avoir fait un album « générationnel », plus encore que l’album pour la « jilted generation« . Et puis les médias aiment bien les choses générationnelles, n’est-ce pas ?

La présence de Kool Keith, du groupe pionnier hip-hop Ultramagnetic MCs sur le titre Diesel Power, donne du corps aux textes assez secs et répétitifs (écoutez les 9 minutes de Narayan pour vous en convaincre) qui caractérisent l’album. C’est aussi des Ultramagnetic MCs que provient le sample principal de « Smack my bitch up » dont nous reparlerons plus loin. Parmi les titres les plus faibles de l’album, citons Climbatize mais surtout Funky Shit. Funky Shit contient un sample d’une chanson de leurs alter-ego, les Beastie Boys, « Root down », avec des bruitages de scie sauteuse et de jeu vidéo. Avec «Serial Thrilla», Prodigy ne craint pas de se caricaturer lui-même sur le thème: «Sample de guitare électrique au kilomètre». L’album se conclue sur Fuel my fire, une reprise du groupe grunge californien L7, au son bien agressif.

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Tangerine dream et le cinéma

Wavelength, BO de Tangerine Dream..::Article rédigé par Etiennefroes::.. Il est logique qu’une formation musicale créant des titres presque exclusivement instrumentaux soit appelée à créer des bandes sonores pour des films. Tangerine dream a donc fait de nombreuses musiques mais paradoxalement pour les disquaires, ce groupe ne fait pas partie des musiciens de films car il n’apparaît jamais dans les bacs de cette catégorie.

Tangerine dream fait assez vite des musiques de films avant même d’enregistrer un disque. Dès 1968 en la personne d’Edgar Froese, il compose la bande originale de «Der meteor», qui n’a rien à voir avec Jim und Pablo der meteor, produit bien plus tard par la formation allemande. En 1969, Edgar Froese joue dans le film «Underground» et naturellement Tangerine dream compose la musique de cette production cinématographique. Celle-ci, où l’on voit Edgar Froese en galante compagnie dans une baignoire, restera longtemps inconnue pour les fans. Ce n’est que plusieurs décennies plus tard que l’un d’entre eux retrouvera par hasard une copie de ce film. Celui-ci et sa musique seront l’objet de productions pirates. En 1970, Tangerine dream sort son premier disque et se lance dans les années qui suivent dans de longues tournées. Très occupé, il ne compose plus de musique de film avant 1972, pour «Geradeaus bis zum morgen».

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Tangerine Dream – Chandra / The Phantom Ferry Part I (2009)

Chandra, part 1 de Tangerine Dream (2009)..::Critique rédigée par etiennefroes::.. Voilà un nouveau Tangerine dream. Cela en devient banal tant ce groupe produit régulièrement. Si un jour, la cadence de production devait baisser, là nous serions étonnés.

« Seul aux manettes », Edgar Froese a écrit un nouveau CD conceptuel. L’histoire se passe au Groenland, sur une base militaire près de Thulé. C’est ici que Carlos rencontre une étrange entité qui en sait plus que lui-même sur le monde  et même sur sa propre vie.

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Jon and Vangelis – The friends of Mr. Cairo

Pochette de la deuxième version de The Friends of Mr. Cairo de Jon and VangelisThe friends of Mr. Cairo est le deuxième album du tandem Jon Anderson (chant), Vangelis (synthétiseur). À l’époque de sa sortie chez Polydor, deux versions du 33 tours ont été publiées à quelques semaines d’intervalle (sauf semble-t-il au Japon), suite au succès de la bande originale des Chariots de feu de Vangelis. La différence entre les deux albums, outre une pochette et l’inversion des deux faces (la B se retrouvant en A sur chacun des deux), est l’adjonction du titre  I’ll find my way home en ouverture de la deuxième mouture de l’album (celle avec une photo du clip vidéo éponyme sur la pochette). L’album a été enregistré entre les studios Davout à paris et le studio Nemo de Londres.

L’épique titre d’ouverture (12 minutes au compteur), The friends of Mister Cairo, est émaillé de bruitages agressifs et entrecoupé de reproduction de dialogues (assurés par les narrateurs officiels de l’album, David Cocker et Sally Grace) inspiré des films américains des années 30 à 40. Il s’agit des fameux « films noirs » classiques hollywoodiens, en tête duquel se trouve « le Faucon Maltais » (1941) de John Huston avec Humphrey Bogart, qui est cité à la fin de la chanson. On retrouve aussi cette évocation dans le clip du morceau-titre, ramené à 4 minutes, qui met en scène Jon et Vangelis, en complets vestons, au milieu de gangsters en plein méfaits. Mais, en dehors de ce gros calibre en durée et en sifflements de revolvers, le reste des chansons est plutôt calme et fraternel.

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