Archives pour la catégorie Singles légendaires

M/A/R/R/S – Pump up the volume (1987)

MARRS Pump up the volume« Pump up the volume »: Voici une des contributions anglaises les plus emblématiques des débuts de la technique du sampling appliqué à la dance music.

En 1987, dans la compagnie de disques 4AD, un groupe indépendant, les groupes Colourbox (fondé par les frères Young, Martyn et Steven) et le duo AR Kane (Alex Ayuli et Rudy Tambala à la base) travaillent chacun de leur côté pour créer le single « ultime » d’un genre initié par Coldcut, sous la surveillance de John Fryer, le producteur aguerri du studio Blackwing sur London Bridge.

L’acronyme M/A/R/R/S provient donc des initiales des noms des musiciens associés au sein du projet à un coup : Martyn Young (coproducteur), Alex Ayuli, Rudy Tambala, Russell Smith (les trois membres d’AR Kane à l’époque), et enfin Steve Young (de Colourbox).

Colourbox tire le nom de son single à succés d’un sample du titre a capella d’Eric B. & Rakim, « I know you got soul« . Avec des samples de DJ Dave Dorell et des scratches de Chris Macintosh, le morceau trouvait toute sa dimension. Et les deux compères repartaient des studios Blackwing, avec 200 malheureuses livres en poche sans savoir qu’ils venaient de participer à l’acte de naissance de la house music minimale avec sévère retour sur investissement. Quant au trio d’AR Kane, simple supplétifs, il assureront ce qui sera la face B du premier disque, Anitina (The First Time I See She Dance), avec Steve Young à la programmation rythmique, mais qui restera aux portes de l’histoire de la musique. AR Kane toutefois, apporta quelques retouches au travail de Colourbox (en incorporant un riff de guitare), et vice versa, ce qui posera des problèmes financiers par la suite.

(suite…)

Daniel Miller – T.V.O.D. (1978)

The Normal TVODVenu d’une école d’art, l’anglais Daniel Miller s’intéresse à la musique électronique au milieu des années 70. Après avoir exercé la profession de DJ, il revient en Angleterre. Guitariste dans des micro-groupes, il baigne dans l’énergie « no future » de cette époque. Mais, rapidement, la vague punk ne trouve plus grâce à ses yeux, pas assez expérimentale. Ses références sont toutes d’outre-rhin : Can, Neu!, Faust et Kraftwerk. Il dit lui-même qu’à cette époque il n’achetait que des disques en provenance d’Allemagne.

Ses études en cinéma (il fait du montage vidéo) lui permettent de faire quelques économies. Si bien qu’en 1977, il acquière un synthétiseur Korg 700S et un magnétophone 4 pistes. Il se met à composer à son domicile un certain nombre de musique, parmi lesquels on trouve T.V.O.D. et Warm Leatherette.

(suite…)

Oxygène 4 : histoire d’un tube

Jarre a un jumeau ?Oxygène 4 est le tube incontournable de Jean Michel Jarre, sorti en 1976. Sa mélodie a fait des milliers de fois le tour du monde. Il fait partie de tous les concerts de Jean Michel (sauf Les concerts en Chine, Lyon et IMac Night), dont il est devenu en quelque sorte l’exercice obligé. Mais il y a peut-être des choses que vous en savez pas sur ce monument qu’est Oxygène 4. Tour d’horizon.

(suite…)

Le tube Popcorn

Le Pop Corn original figure sur l'album Music to moog by, de Gershon KingsleyLa version originale de Pop Corn fut l’oeuvre de Gershon Kingsley, musicien issu du conservatoire de Los Angeles. Ce fils de juif allemand et de mère polonaise est un ami de Jean-Jacques Perrey et Robert Moog depuis 1964, et ensemble ils se passionnent pour les possibilités de manipulation des bandes magnétiques. Mais avec le modulaire Moog et le triomphe de l’album de Wendy Carlos interprétant Bach à son aide, Kingsley veut son propre quart d’heure de gloire (en l’occurence, ses 2’24 !). Quant à la chanson Pop Corn (oui, on dit souvent chanson pour désigner un instrumental), elle a été composée pour les besoins de son album solo Music to moog by en 1969. Cet album est une collection de titres aux belles mélodies, des compos originales, une reprise de son compagnon de studio Paul Simon, des reprises de Lennon/Mc Cartney plus quelques morceaux issus du classique, comme La lettre à Elise de Beethoven. Mais de ces dix titres qu’on peut qualifier de kitsch, aujourd’hui, un seul s’imposera comme un hit imparable. 

 


 > 1969 à 1972 : la gestation

De l’aveu de son concepteur, il ne s’agit (que) d’une mélodie composée en trente secondes, et d’un morceau composé en quelques minutes. Du reste, le titre « Pop Corn » laisse voir une distance ironique dans sa conception. Mais l’attrait du Moog des débuts balaie toute contestation : le morceau a un potentiel pop. En 1970, Kingsley forma le groupe the First Moog Quartet, donna des concerts dans des salles prestigieuses, telles le Carnegie Hall. et ce morceau était leur rappel, ce qui leur donna l’envie de publier l’album Pop Corn en 1972, en agrémentant le morceau d’effets électroniques supplémentaires.  

(suite…)

BLOG DES AMIS DE GEORGETTE ... |
impressionism |
lorie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Matt Pokora
| Clan d'estime
| blog de Nicolas Caumont