Archives pour la catégorie Disco

Thierry Fervant – Univers (1980)

Pochette d'Univers de Thierry FervantAncien chargé de relations publiques dans la maison de disques Barclay, Thierry Fervant, né en Suisse en 1945, a étudié le piano et l’harmonie au Conservatoire de Genève. Il a  travaillé pour des artistes de variétés dans les années 70, avec à la clé pas moins de 300 chansons.

Entre 1980 et 1988, une série quatre concept-albums à large diffusion [Seasons of Life (1981), Blue Planet (1984), Legends of Avalon (1988)] qu’Univers vient inaugurer le fait grimper en bonne place dans les compositeurs de musique électronique reconnus en France. C’est la période où, dans de nombreux pays, ce qui porte l’étiquette synthétiseur se vend extrêmement bien. Aujourd’hui, malheureusement, ses œuvres ont eu une vie limitée. Et Univers restera à jamais comme son meilleur album instrumental. En effet, Thierry Fervant lancera par la suite son studio d’édition musicale, puis œuvrera par la suite beaucoup pour la télévision et le cinéma avec les dernières technologies du son et de l’image haute-définition.

La pochette d’Univers reflète assez bien ce qu’on trouve sur ses deux faces: Un « univers » bien ordonné, selon des critères classiques, répondant à un désir de symétrie et d’équilibre. Tel est, à mon sens, le projet musical du suisse, qui, en alternant morceaux dynamiques et cinémascopiques, veut faire du synthétiseur non un ornement mais une pierre de taille avec laquelle il édifie un projet néo-classique.

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Automat (1978)

Automat, de Romano Musumarra et Claudio Gizzi.Automat est l’album éponyme du tandem de musiciens italiens Romano Musumarra et Claudio Gizzi. Il a été réalisé en quatre mois seulement, fin 1977. La musique devait à cette fin être prête pour le salon de la musique de Frankfort début 1978. L’objet principal d’Automat était de faire découvrir les possibilités du nouveau synthétiseur conçu par Mario Maggi, le MCS70, qui fournit la majorité des sons de l’album. Le sigle MCS70 correspond à «Memory Controled Synthetizer». Il s’agit d’un synthétiseur monophonique qui peut intègrer jusqu’à 64 bancs de mémoire. Malheureusement, un seul modèle de cet instrument ne fut jamais produit, surpassé presque immédiatement par les synthétiseurs polyphoniques (notamment le Prophet 5). Le désir initial de Mario Maggi de voir le MCS70 fournir tous les sons qu’il créera pour Automat sur le disque a été contrarié.
La branche italienne de la maison de disque EMI accepta de financer le projet «futuriste et technologique» du spécialiste de la variété (créateur de Bottega dell’arte) Musumarra, à la condition expresse d’impliquer leur poulain, le compositeur de facture  »musique classique » Claudio Gizzi dans le projet.

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Giorgio Moroder

Portrait de Giorgio MoroderGiorgio Moroder est un compositeur et producteur de musique électronique, né à Val Gardena, en 1940. Il travaille en tant qu’assistant dans un studio d’enregistrement quand il découvre le synthétiseur Moog aux tout débuts des années 70. Il compose « Son of my father », une des premières chansons écrites pour le synthétiseur, et interprétée par l’obscur groupe pop Chicory Tip, en 1972.

Il sent, dès lors, que le public est mûr pour recevoir sa pop synthétique. L’esthétique gay qui se dégage de cette musique aura de fortes influences ultérieure, avec des groupe comme Sylvester, puis Soft Cell ou les Pet Shop boys. C’est alors qu’il rencontre Donna Summer, à l’époque chanteuse dans la comédie musicale « Gospel », à Munich. C’est avec elle qu’il va construire sa notoriété planétaire. En 1976, l’année de son panégérique gay Knights in White satin, il lance en tant que producteur « (I) love to love you baby », co-produit par son acolyte Pete Bellote. Ce sera le premier morceau de « dance » longue durée. Elle donnera lieu à cette nouveauté technique qu’est le maxi-45 tours. Cette chanson dure pas moins de dix-sept minutes !

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David Bowie, l’extra-terrestre de la musique rock

David BowieDavid Robert Jones, alias David Bowie, c’est avant une apparence, une voix. Son demi-frère Terry va lui faire partager son amour du jazz (Miles Davis et Eric Dolphy) et de la littérature beatnik (Ginsberg et Jack Kerouac). Il apprend la guitare et prend quelques cours de saxophone, auprès de son modèle Ronnie Ross. C’est au cours d’une bagarre au sein de la Technical High School de Bromley, dont il conservera la marque sur sa pupille gauche dilatée. C’est dans cette école qu’il décroche deux diplômes, un en dessin et un autre en xylogravure. Il passe six mois dans une agence de publicité à Londres (Bond Street), avant de se faire virer, par manque d’intérêt. 

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Giorgio Moroder – Midnight Express (1978)

Giorgio Moroder - Midnight Express (1978) dans B.O. de films 41Jw%2Bp579TL._AA240_Après mon papier « Supernature » de Cerrone il y a quelques jours, le moment est venu de franchir les alpes. Giorgio Moroder, l’italien moustachu, est un des plus importants producteurs et compositeurs de musique électronique et de variétés. L’italien a prospéré sur les terres du disco avec Donna Summer notamment. Midnight Express (1978) est un film américain d’Alan Parker qui conte le calvaire d’un jeune américain interpellé pour trafic de drogue dans les prisons turques. C’est le compositeur de From here to eternityet d’innombrables hymnes d’évènements sportifs (coupes du monde de football, jeux olympiques). J’ai découvert le nom de l’artiste au dos de la compilation d’Arcade synthétiseur qui honorait cet album de deux reprises assez convaincantes. La musique de l’album a été essentiellement composée (ou devrai-je dire – bricolée) à deux mains avec l’allemand Harold Faltermeyer (le créateur du thème de « Beverly Hills cop »), et enregistré aux studios Musicland de Munich, et ceux du Larrabee Sound de Los Angeles et d’Allen Zentz à Hollywood, à côté du réalisateur Alan Parker. Midnight Express a été composé et enregistré en trois semaines, et mixé en deux jours. Le disque est un peu court, et constitué de deux variantes d’un même morceau : Le thème est d’abord instrumental, puis la voix gracile de Tony Benett vient lui donner une profondeur supplémentaire.

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Cerrone – Supernature (1977)

Cerrone - Supernature (1977) dans CD / Divers 9d73793509a0e5c045e15110._AA240_.LGrace à la magie de l’écriture, je vous emmène pour un voyage dans le temps dans la fin des années 70. C’est l’époque du disco triomphant, et, cocorico oblige, il faut signaler le remarquable talent de Jean-Marc Cerrone, qui a su ajouter une note française au concert de productions de l’industrie américaine de ce style flamboyant. Aujourd’hui on mesure mal l’impact réel de ce courant musical sur les jeunes générations, et son rententisssement économique considérable.

Après le succès de son premier album (Love in C Minor) en tant que compositeur et interprète, Cerrone et l’ingénieur du son Alain Wisniak signe un autre album majeur du disco : Supernature, qui est sur-titré « Cerrone 3 ». À l’origine percussionniste et batteur, le parisien a su mettre ses pas dans ceux de Giorgio Moroder, pour développer une musique explicitement dansante, et surtout sensuelle à souhait.

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