Archives pour la catégorie Instruments électroniques

Résumé du SynthFest 2015 à Nantes

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Les grands claviers : la touche lumineuse de Jarre pour ses concerts

::Article rédigé par Jérôme:: Depuis les concerts en Chine en 1981, Jean-Michel Jarre a développé le concept de ce que l’on pourrait appeler des « postes de commande » : à la fois grand clavier, pupitre de chef d’orchestre et tableau de bord pour déclencher différents effets visuels ou sonores. Cette idée dépasse à l’époque le simple carré de claviers empilés tels qu’à la Concorde et dont la disposition était purement pratique, non visuelle.
L’idée géniale de Jarre, et sans aucun doute la clé du succès de ses concerts, est de donner un coté visuel à sa musique non chantée. Ce petit côté théâtral de la scène, avec la harpe laser, et plus tard les danseurs ou les marionnettes, vient ainsi compléter son dispositif d’effets visuels (lumières, projections, feux d’artifice).
Pour l’aspect de ses postes de commandes, Jarre puise son inspiration de films retro-futuristes (Blade runner, Brazil, Métropolis…), où règne une ambiance high-tech usée, comme mal entretenue. Le concept évoluera pendant une quinzaine d’années, du plus grandiloquent (concerts en Chine et Docklands) au plus dépouillé (La Défense et concerts suivants).

L’élément central de ce dispositif est le grand clavier. Il prendra plusieurs formes : simple clavier « customisé » pour les concerts en Chine, il deviendra ensuite de véritables prototypes intégrant des innovations comme la forme circulaire et les effets lumineux grâce à la collaboration avec la société Lag.

Que l’on considère ces fameux grands claviers comme spectaculaires ou du plus grand « kitch », il font sans aucun doute partie intégrante de l’univers de Jarre dans l’imaginaire collectif. Nous proposons donc une petite histoire de ces instruments particuliers utilisés par le compositeur de 1981 à 1995.

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Les synthés d’In-doors tour 2009

Scans issus du magazine allemand keyboards paru en octobre 2009 sur le matos utilisé pour In-doors 2009:
Photomontage 1 (1,7 Mo) > vignimage12.jpg Photomontage 2 (1,7 Mo) > vignimage34.jpg

Traductions approximatives de l’allemand de la légende du premier photomontage:
1. Le technicien synthétiseur de Jean Michel Jarre, Patrick Pelamourges
2. Eminent610, Roland Jupiter-4 et Haken Continuum Fingerboard
3. Pas d’Oxygène sans ces synthétiseurs: deux EMS VCS3 et à gauche le deuxième ARP2600
4. Le Roland AX-Synth, pour des raisons esthétiques, a été modifié en vue du show. Derrière, l’ARP 2600.
5. Une touche de modernité: séquenceur avec fenêtre d’entrée via une remise en état sans contact
6. L’amour de jeunesse de Jean Michel: quatre EMS Synthi A. Memorymoog, Alesis ION, Roland Handsonic, deux Boss RC-50, boîtes à rythmes.
7. Jean Michel Jarre contrôle sur ce bouton la fréquence de coupure du filtre des deux ARP 2600.
8. Le RMI Harmonic Synthesizer. Une pièce rare qu’a restaurée Patrick Pelamourges et qui est comme neuve.

Synthétiseur Roland D-50 (1987)

Vue du Roland D-50.Le Roland D-50 est une machine polyphonique à 16 voix née en 1987, qui jouit encore aujourd’hui d’une aura importante dans la communauté des utilisateurs de synthés. Il a fait les beaux jours du son commercial de la deuxième moitié des années quatre vingt et du début des années quatre-vingt dix.

Le D-50 Linear Synthesizer est un mastodonte dans la cour des synthés numériques. Tout d’abord par son poids (11,5 kilos !) du fait de son châssis en métal, mais aussi par les sons très expressifs qu’il est capable de générer. Sur cette machine, les ingénieurs de Roland ont développé ce qu’ils ont appelé la synthèse L.A., la Linear Arithmetic. Cette technologie marie des courts échantillons PCM aux formes d’ondes classiques de la synthèse soustractive, qui, combinés, forment des sons qui dupent l’oreille, en lieu et place d’échantillons, plus gourmands en mémoire. On peut ainsi mélanger un son de synthèse (obtenu par forme d’ondes carré ou dent de scie) à un échantillon PCM selon 7 méthodes (soustractives) différentes. C’est aussi le premier synthé à proposer les effets reverb et chorus intégré.

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L’Elka Synthex

Le synthex d'Elka (1982)Le Synthex est un clavier analogique polyphonique à huit voies. Il a été créé par la petite société italienne Elka-Orla, qui fabrique des orgues, notamment le Rhapsody 610, utilisé par Jarre et Supertramp. Plus connue sous le nom d’Elka, elle a pariée sur l’idée du technicien romain Mario Maggi, en 1982, de faire un synthé qui combine le meilleur des technologies existantes de la synthèse soustractive dans un gabarit supérieur au Prophet-5.
Le Synthex est en effet un clavier massif (trente kilos et plus d’un mètre de large), avec pas moins de 30 potentiomètres, 6 targettes et 80 boutons et qui a la particularité rétro-esthétique d’être muni d’un joystick (pour contrôler le VCO2).

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Moog Memorymoog (1982)

Le Memorymoog de 1982Le Memorymoog est une machine qui représente le dernier stade de développement de la firme Moog historique, puisque c’est aussi le dernier modèle, avant la renaissance de 2005. Et ce, même si Robert Moog quitta la société auparavant, et que ce synthé fut conçu par Rich Walborn et Ray Caster de Norlin. Il est sorti en 1982, et, comme son nom l’inique, il se singularise par l’adjonction de sa mémoire de 60 sons. La palette de sons est extrêmement large, puisqu’elle couvre un spectre qui va des nappes aux leads en passant par les basses profondes et les effets les plus divers. C’est la première fois qu’un synthé permet de stocker autant de sons.

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Le Moog modulaire

Robert Moog et l'impressionant Moog modulaireLà où tout a commencé…

La genèse du Moog Modulaire est à New York, en 1963. À cette époque, les synthétiseurs (comme les modèles de RCA) sont d’énormes machineries réservées aux trois principaux laboratoires de recherche en musique électro-acoustique à travers le mode. Seuls des passionnés comme Donald Buchla et Robert Moog se préoccupent plus vraiment de l’intérêt musical que de l’étude expérimentale de ces instruments. C’est le professeur Herb A. Deutsch, un client de Robert Moog alors qu’il construisait encore des Théréminvox, qui incite l’ingénieur à travailler avec lui à la conception de VCO (Voltage Controlled oscillator, Oscillateur à contrôle de tension). Walter/Wendy Carlos créé l’équaliseur et participe à la conception du clavier à 61 notes. Dans la foulée, Robert fera deux avancées définitives. D’abord, il créera le VCA (Voltage Control Amplifier), avec Deutsch (co-inventeur officiel du Moog modulaire) et des musicien expérimentaux Vladimir Ussachesky(de New York) et Myron Schaefer(de Toronto), VCA qui définit les quatres éléments du générateur d’enveloppe (ADSR). Puis, avec l’aide de Gustave Ciamaga, il met au point le VCF (le Voltage Control Filter), constitutif du légendaire filtre passe-bas Moog. Ainsi, avec la commande de l’oscillateur, du filtre et de l’amplification, c’est le début de l’ère du synthétiseur à la mode soustractive pour la pop music.

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