Archives pour la catégorie Instruments électroniques

Le Mellotron

Le MellotronPremier synthétiseur polyphonique, ancêtre du sampleur et de la boîte à rythmes, le Mellotron (contraction de MELO-dy Elec-TRON-ics) est un instrument légendaire. Au total, aujourd’hui, de l’ordre de 2.000 exemplaires du mellotron se répartissent à travers le monde. Objet de culte et de curiosité, ce clavier américain surnommé « the Tron », a même fait l’objet de plusieurs documentaires, un à la BBC en 1999, narré par Rick Wakeman, et un en février 2009, Mellodrama, réalisé par la journaliste Dianna Dilworth. Mais ce qui est incroyable c’est que sa conception remonte à… 1960 ! Il a été immortalisé par des morceaux comme Strawberry fields forever (1967) et popularisé des interprètes tels Elton John, Led ZeppelinKing CrimsonTangerine Dream ou encore Genesis.

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Synthétiseur Arp 2600 (1971)

Synthétiseur Arp 2600 (1971) dans Instruments électroniques arp2600L’ARP 2600 est la version portable de son illustre aîné, l’Arp 2500, qui a connu un grand succès dans le domaine de la recherche musicale en 1970. L’ARP 2600 est un synthétiseur à synthèse soustractive monophonique, avec 3 oscillateurs, et un panneau qui comprend une collection des targettes et des potentiomètres. Il comprend évidemment toutes les formes d’ondes habituelles, autour d’1 VCO, 1 LFO (Triangle), et deux générateurs d’enveloppes (ADSR et AR).

Alan Robert Pearlman, le directeur de la société de synthétiseurs et ex-de la NASA, est très dynamique pour faire la promotion de ces solutions de recherche musicale. Parmi ses premiers clients, on peut citer Pete Townsend, Joe Zawinul, Stevie Wonder et Edgar Winter. Avec l’ARP 2600, l’objectif du manufacturier était d’apporter aux plus de musiciens possibles l’opportunité de créer ses propres sons. Comme le Minimoog, il intègre dans une valise, mais avec des poignées en bois. Ses haut-parleurs intégrés et sa « spring reverb » sont très appréciés, mais le clavier escamotable de base (49 notes) n’a pas un très bon toucher. À partir de l’avatar 2601, le clavier à intégrer (3620) à l’ensemble ARP valait plus d’agrément.

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Minimoog (1970)

MinimoogOn peut difficilement imaginer un synthétiseur plus mythique et fédérateur que le Minimoog. Il inaugure les années 70 du synthétiseur en précurseur, et il sera copié par la concurrence (par l’ARP 2600 notamment) mais jamais imité. Le Minimoog étend la sphère du synthétiseur des enceintes de recherches musicales aux salles de concert, ce qui est révolutionnaire à l’époque.

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Fairlight CMI-I (1979)

Peter Vogel (Fairlight instruments) et Jean Michel JarreLe Computer musical instruments(CMI) de Fairlight Instruments (petite société basée en Australie) est le premier échantillonneur numérique de l’histoire. Couramment désigné sous le nom Fairlight, il a non seulement marqué de son empreinte le son des années 80, mais a également inauguré une nouvelle ère de la musique électronique. La promesse ainsi que le slogan de Fairlight était celle de la « musique du futur disponible aujourd’hui ».

Kim Ryrie et Peter Vogel sont deux camarades qui sont passionés d’électronique et de synthèse. Qautre années vont leur être nécessaires pour concevoir l’instrument définitif, à partir de 1975, jusqu’en 1979. Ils vont intégrer à leur dessein l’aide de Tony Furse, qui a étudié à l’école de musique électronique (si, si, elle existait déjà) de Canberra. C’est le concepteur du premier Qasar, le M8 (qui possède quelques éléments du futur Fairlight, comme le stylo optique, la manipulation graphique d’un son et l’architecture hardware), et ingénieur auprès de Motorola. Qasar sera le brouillon du Fairlight, même s’il n’échantilonne pas encore. Ensemble, ils vont faire sortir le monde de la musique de la synthèse analogique en cherchant à contrôler des sons complètement à partir d’une interface informatique. En fait de contrôle total du son, il vont réussir à capturer les sons naturels en jouant sur qautre paramètres : l’attaque, le sustain, le vibrato, et le decay. 

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Eminent 310 – le son de l’espace (1972)

EminentIl y a peu d’instruments qui aient porté autant la musique de Jean Michel vers les sommets autant que l’Eminent 310 U (pour Unique). On parle forcément de Jarre quand on parle de l’Eminent, mais on ne connait pas forcément l’histoire de cet instrument au son très recherché.

Eminent, entreprise familiale prospère créé en 1923, a toute une histoire dans la vente d’harmoniums (clavier à soufflerie actionné par une pédale) et d’orgues d’appartement. Le double-clavier Eminent 310 Unique a vu le jour aux alentours de 1971 ou 1972 sous les mains de Ken Freeman. Le prototype de l’appareil porte d’ailleurs son nom : Freeman String Symphonizer.

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Synthétiseur EMS VCS-3 (1969)

Peter Zinovieff et le synthétiseur VCS-3Le VCS-3, aussi connu sous le nom de «The Putney» (du nom d’un quartier de Londres) est un instrument révolutionnaire dans sa conception qui mérite sa place au panthéon de la musique électronique, au même rang que le Minimoog et les premiers modulaires Moog ou ARP. VCS-3 (brevet déposé en 1969) est l’acronyme de « Voltage Controlled Synthesizer » avec 3 oscillateurs VCO. C’est un synthétiseur modulaire monophonique très peu ecombrant, qui a connu plusieurs versions et appellations successives. Sa particularité essentielle tient dans son joystick de contrôle du son, et se compose d’une matrice remplie de fiches qui contiennent des résistances, qui permettent de patcher l’instrument en reliant les différents modules entre eux, sans devoir se servir de câbles. Visuellement, ces fiches, on dirait vraiment le jeu de la bataille navale (aussi connu sous le nom de Touché-coulé) ! Autour de la matrice, des molettes de couleur laissent le musicien composer au choix des symphonies pour soucoupes volantes, ou des bruits de baleines.

Ce synthétiseur a été le premier conçu par la société britannique Electronic Music Studio (EMS, de 1969 à 1979) par Peter Zinovieff (idée d’origine), David Cockerell (électronique) et Tristam Cary (boitier), et il fut un succès commercial immédiat, qui les incita à l’améliorer régulièrement.

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Moog Liberation (1980)

Le Moog LIberationLe Moog Liberation (production de 1980 jusqu’à 1984) est le premier keytar (néologisme qui mélange keyboard et guitar) ou clavier portatif en bandouillière pour droitier. Il s’agissait d’une bandouillière de guitariste, pas superflu quand on sait que le monstre pèse environ 7 kilos, avec un cadre de bois verni. Son câble, qui a permis en premier aux instrumentistes de se promener de long en large de la scène, mesure 10-12 mètres de long. Le Liberation compte 61 notes.

Robert Moog n’a pas participé directement à la conception de celui-ci. Le clavier (trans)portable était censé procurer les mêmes émotions que celles que peut ressentir un guitariste qui est libre de ses déplacer sur scène. Voici ce qu’en dit la publicité de Moog en 1980, présentée par Tom Schuman du groupe jazz-rock Spyro Gyra :

Le Liberation vous donne la liberté de vous produire à l’avant-scène ! Chantez, rappez, divertissez… plongez-vous dans l’action avec le synthétiseur qui n’est pas plus lourd qu’une guitare Les Paul !
La liberté de vous exprimer votre don musical avec le célèbre ribbon controler de Moog, la modulation, les filtres et le contrôle de volume sous votre main gauche pendant que vous introduisez des nuances musicales grâce à ce clavier « sensible au toucher ».

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