Archives pour la catégorie Mike Oldfield

Mike Oldfield – Songs of Distant Earth (1994)

Pochette de Songs of a distant earth de Mike Oldfield 3etoiles.gif Technoïde. S’ouvrant sur une lecture d’un passage de l’Ancien Testament, Songs of Distant Earth est le premier disque de Mike Oldfield à porter en avant l’usage des séquences et des synthétiseurs au détriment de la guitare électrique. Il en résulte un disque beaucoup plus planant que l’ensemble de sa production passée, sur un fond de cosmologie (d’où vient le titre de l’album). Le concept de cet album est une histoire de la destruction de la terre, vue depuis des embarcations spatiales, décrite par un mystérieux narrateur, en lien avec « les Chants de la Terre Lointaine » d’Arthur C. Clarke, pape de la science-fiction. Du point de vue des dates, c’est un peu le Chronologie de Mike Oldfield : envie de rythme plus technoïdes, mélodies lancinantes, etc.

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Mike Oldfield – Ommadawn (1975)

Mike Oldfield - Ommadawn (1975) dans CD / Oldfield ommadawn-couverture 4etoiles dans CD et Vinyles La confirmation d’un grand talent. Deux disques plus loin que Tubular Bells, Oldfield signe ce qui est selon beaucoup son meilleur disque. Court (36 :41 seulement), empruntant la même structure que son illustre aîné, c’est-à-dire 2 plages de 19 et 17 minutes. Ommadawn correspond au moment où Mike Oldfield perd sa mère, avec laquelle il a une relation très difficile. Ce disque, croisée d’émotions contradictoires, mêle influences celtiques et africaines, avec l’utilisation de nappes synthétiques. Sur Ommadawn, on rencontre nombre d’instruments traditionnels, dont la cornemuse (jouée par Paddy Moloney) et des flûtes, mais également énormément de synthétiseur.

La guitare électrique de Mike Oldfield est tour à tour rythmique et mélodique, ralentissant ou accélérant les transitions entre chaque sous-partie, qui contient son propre thème. Les percussions empruntent beaucoup aux rythmes tribaux africains. La première partie est globalement plus sereine et plus enjouée que la deuxième, elle a aussi une couleur plus psychédélique, qui débouche sur une apothéose en chorale guitare-voix à couper le souffle. La deuxième partie démarre à un tempo très lent dans une atmosphère lourde, entrecoupé de passages délicats à la guitare acoustique, à la cornemuse à la flûte.
C’est l’un des rares disques (à part le très anecdotique Heaven’s Open, de 1991) où Mike Oldfield chante, dans la partie 2, « On Horseback », un air en forme de comptine sur le thème des chevaux, sa passion récente.

Avec Ommadawn, Mike Oldfield dépasse le cadre strict du rock progressif pour défricher un nouvel univers, qu’on nommera ultérieurement la world music.

Lire aussi : Mike Oldfield et le synthétiseur.Critique rédigée par Jean-Baptiste H.

Mike Oldfield – Tubular Bells (1973)

Pochette de Tubular Bells III, de Mike OlfieldMike Oldfield - Tubular Bells (1973) dans CD / Oldfield 4etoiles Mike Oldfield, à 17 ans, a déjà une belle activité d’instrumentariste derrière lui quand il se met en tête de composer son premier album. Il ne parviendra pourtant pas à se mettre en rapport avec une maison de disques qui l’honore de sa confiance, jusqu’à sa rencontre avec le jeune Richard Branson, qui lance sa maison Virgin. L’album couronnera les 19 ans de ce prodige de la musique instrumentale.

Ce disque se compose de deux mouvements de 25 minutes à peu près où l’on croise des multitudes d’instruments, qui vont de la basse, aux cuivres en passant par les fameuses cloches tubulaires, qui donnent leur nom à l’album.

La partie 1, popularisé par le thème de l’Exorciste, est plus rythmée et vive que la deuxième, qui est davantage tournée vers le jeu de guitare ralentie / et / ou accélérée. Le milieu de la piste 2 abrite les choix guturraux du Caveman, un homme de cavernes, en anglais, qui laisse place à des accents plus folk.

Un album incontournable pour découvrir le rock progressif.

 


> Track-listing

 

  1. Tubular Bells – part one – 25:36
  2. Tubular Bells – part two – 23:20

 


> Dans le même style

 

  • Ceux qui ont acheté ce disque sur Amazon.fr ont aussi acheté : A Secret Wish ~ Propaganda / Blow by Blow ~ Jeff Beck / The Best of Simple Minds ~ Simple Minds / Boys and Girls ~ Bryan Ferry

Lire aussi : Mike Oldfield et le synthétiseur.

Mike Oldfield – Tubular bells III (1998)

La pochette de Tubular Bells rappele fortement l'original de 1973Mike Oldfield - Tubular bells III (1998) dans CD / Oldfield 3etoiles Le disque était (presque) parfait. J’ai longtemps cru Mike Oldfield quand il écrit que ce troisième opus était, entre autre choses, parfait.

Le nouveau résidant d’Ibiza a eu le temps de s’immerger dans la culture club de la fin des années 90 pour avoir envie de créer un disque plus énergique et plus dansant que l’opus 2 des cloches tubulaires. De décembre 1996 à mars 1998, Mike compose un album qui modernise son style, sans abandonner la pasion de la mélodie. Cette nouvelle mouture des cloches tubulaires n’a que peu de rapport avec l’illustre original. Certes, alternance d’ambiances envoûtantes « Serpent dream » et zen (« Jewel in the crown » et « Moonwatch »), soulignent, qu’en matière de guitare, M. Oldfield a forgé son propre mythe. « The Inner child » donne à proprement parler des frissons.

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