Archives pour la catégorie Musique ambient

Robert Fripp – A Blessing of Tears (1995 Soundscapes Volume 2)

Pochette de ''A blessing of Tears'' de Robert Fripp..::Critique rédigée par Frank Boisgontier::.. Robert Fripp est un guitariste britannique né en 1946 et principalement connu pour être le fondateur du groupe de rock progressif King Crimson. Il a aussi joué le rôle de producteur (notamment pour Peter Gabriel) et fondé sa propre académie de guitare destinée à enseigner la méthode qu’il a lui-même mise au point.
Les activités musicales de Fripp, basées sur l’utilisation de la guitare, reposent aussi sur l’utilisation de tout un tas de dispositifs électroniques destinés à complètement modifier le son de son instrument. Ainsi, dans les années 70, il publie, avec Brian Eno, des albums de musique électronique très expérimentale basée un système d’écho infini (basé sur deux magnétophones s’enregistrant mutuellement) mis au point par Eno et le son de guitare traité. Ces œuvres posent les bases de ce que l’on appellera l’ambient dont Eno sera le maître à penser et le chantre durant des années. Fripp développe alors un style de musique improvisée très personnelle qu’il base sur un système d’écho à bande et de traitements sonores électroniques qu’il baptise « frippertronics » (contraction de « fripp » et « electronics »). Ces «frippertronics» peuvent notamment être entendus sur le premier album solo de Fripp, « Exposure » qui date de 1979.

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The Orb – Orbus Terranum (1995)

Pochette d'Orbus Terranum de The OrbOrbus Terranum est le troisième album de The Orb. C’est aussi le dernier album d’un de ses anciens membres, Kris Weston. Alex Paterson est en cours d’élaboration de cet album, au moment où il est rejoint par le producteur allemand Thomas Fehlmann qui rejoint, de fait, l’effectif du groupe et la tournée mondiale qui suit. Après deux disques très tournés vers la science-fiction et le psychédélisme échevelé, cet album des pionniers des raves est très peu rythmé en comparaison. Il en conserve toutefois tous les traits bizarres (par ses morceaux évolutifs et complexes) et ironiques (par ses nombreux samples) des précédents efforts studios du duo.

Cet album est le premier à s’inscrire dans une continuité sonore et stylistique, dans la veine de la musique de Brian Eno. Les rythmes dub des deux premiers albums ont été considérablement atténués pour laisser place à des longues (parfois même très longues : 16 minutes !) et nombreuses pistes ambient. Pas moins de 48 pistes audio sont utilisées pour la confection de l’album. La pochette de l’album, inspirée par les dessins de M.C. Escher, superpose deux réalités qui n’en sont pas vraiment : une figure géométrique impossible et une représentation cartographique de la Renaissance.

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Robert Rich – Rainforest (1989)

Pochatte de Rainforest de Robert RichRainforest est un album bien moins figuratif que le dessin qui orne sa pochette ne le laisse entendre. D’ailleurs Robert Rich regrette toujours l’esprit de cette pochette, même si elle a permis de faire vendre plus d’albums qu’un design austère ou chamanique. Premier album de Rich sur le label californien Hearts of space (fondé en 1984 par son ami producteur de radio Stephen Hill), ce sera le plus grand succès commercial de l’artiste. Rainforest est donc un album personnel à plus d’un titre puisque Robert est surtout connu de nos jours pour ses collaborations avec divers artistes de la scène ambient.

L’inspiration pour Rainforest (la forêt vierge) est venue à Rich de composer cette musique en contemplant la forêt voisine du comté de Big Sur, Los Padres National Park, dans le nord-est pacifique des États-Unis. Plus singulièrement, il réagissait à la surexploitation des forêts et leur destruction à des fins mercantiles, notamment en Indonésie et au Brésil. Une partie de l’argent réunie par la vente du disque est reversée à l’organisation écologiste américaine Rainforest Action Network, fondée en 1985, soit quatre ans avant que le chanteur britannique Sting ne se fasse le porte-voix du chef de tribu amazonien Raoni.

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Steve Roach, musiques pour déserts

Steve RoachAdolescent, Steve Roach voulait devenir pilote de moto, mais la mort de deux de ses amis pilotes dans des accidents de deux-roues changeront son désir initial. Écrivant des articles sur la musique pour son plaisir, au départ le prog rock (Pink Floyd, ELP), il découvre la musique allemande de pointe dite krautrock (Kraftwerk, Tangerine Dream, Ash Ra Tempel, Can), et est particulièrement saisi par les sons atmosphériques de Klaus Schulze (il cite régulièrement l’album Timewind qu’il entendit dès 1975). C’est ainsi qu’il décide de s’intéresser à la musique, mais électronique, directement. À 20 ans donc, Roach acquière son premier synthétiseur, le monophonique Roland SH-1000, et, en autodidacte, cherche à en savoir toujours plus sur le fonctionnement de ses étranges machines.

Ce natif de Californie habite désormais Tucson en Arizona, déménagement pour être plus au calme. Il aime à se dépenser en vélocross, sur les chevaux élevés par sa femme, ou plus simplement, à pied autour de cet état désertique qu’il a adopté. Musicalement, Roach est passé maître dans l’art des séquenceurs, et sa musique se caractérise par l’utilisation extensive de la reverb et des « murs de son ». Pour lui, les paysages (notamment le désert et les montagnes du sud-ouest américain) et les paysages sonores sont étroitement liés, jusque dans les titres de certains albums (Desert solitaire [1989], World’s edge [1992], Texture Maps [2003], etc.). 

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Harold Budd, sorcier de l’ambient

Harold Budd dans les pyasages qu'il apprécientCelui que je vais vous présenter n’est pas une rock star, ne fait pas rugir les Minimoog, et pourtant, ce sexagénaire a toute sa place dans le paysage « ambiant » (et  »ambient »)des musiques électroniques. Mais de qui s’agit-il, me direz-vous ?

Eh bien, il s’agit d’Harold Budd, ce génial compositeur américain né en 1936, en Californie. Le désert près duquel il a grandi et plus particulièrement le bruit du vent chaud qui souffle dans les câbles électriques sont ses premiers souvenirs d’émotion musicales. Très vite, il se passionne pour le jazz, à tel point qu’il rêve de jouer avec John Coltrane. Il joue de la batterie pendant son adolescence et son service militaire au sein de diverses formations amateurs. Puis, il étudie la théorie et l’histoire de la musique au Los Angeles Community College. Il est diplômé en composition dans cette université en 1966.

Dans les années soixante, il se consacre aux expérimentations sonores dans la veine de John Cage et La Monte Young. Il produit alors de la musique répétitive et aux style de musique « drone » : clusters, notes tenues, etc. En 1970, il obtient une chaire de professeur dans l’établissement pluridisciplinaire fondé par Walt Disney, le California Institute of Arts, dont il va représenter le cheval de troie de l’avant-garde. Sa devis est la suivante : « Faire que ma musique soit aussi belle que possible à chaque instant ».

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Boards of Canada – Music has the right to children (1998)

Music has the right to Children - disque de Boards of CanadaLes frères écossais Michael (né en 1970) et Marcus Eoin (né en 1971) Sandison a fait une entrée en fanfare avec ce premier album complet (si l’on met de côté l’obscur album Boc Maxima) de toute beauté. Même si la moitié des titres de l’album sont issus de titres précédemment publiés, la cohésion et de cette oeuvre est frappante.

Ces deux spécialistes de la découpe musicale ont eu le temps de perfectionner leur style, depuis leurs débuts à la fin des années 80, avec leur arrière catalogue, un peu comme Jarre avant Oxygène, a été laissé dans l’ombre par le duo. L’acclamation critique dont ils furent l’objet, aux côtés des Selected ambient Works d’Aphex Twin, à une époque où le trip-hop prenait une dimension considérable, n’est pas usurpée. Le nom Boards of Canada est dérivé du nom anglophone de la branche de la télévision publique de Montréal, le National Film Board of Canada.Le Canada est le pays dans lequel les jeunes musiciens ont passé une partie de leur enfance dans les années 70. Des extraits d’émissions de cet organisme servent de fil conducteur à leurs albums avec des samples de films documentaires éducatifs, en plus de prises de son sur du matériel « cheap ».

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Disques – Ambient

Brian Eno - Music for Airports Brian Eno – Ambient 1 : Music for airports (1978)
> Premier album de la série ambient de Brian Eno.
Brian Eno et David Byrne - My Life in the bush of ghosts Brian Eno / David Byrne – My life in the bush of ghosts (1981)
> Premier album du duo Brian Eno / David Byrne.
Robert Rich - Rainforest Robert Rich – Rainforest (1989)
> Septième album de l’américain Robert Rich.
Sigur Ros - Takk... Sigur Rós – Takk… (2005)
> Quatrième album des islandais post-rock de Sigur Rós.

Accès à la liste complète des disques de musique électronique.

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