Archives pour la catégorie Musique concrète

Pierre Boulez est mort à 90 ans

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Il était né en 1925 à Montbrison (Loire) et est décédé le 5 janvier 2016 à Baden-Baden en Allemagne, où il résidait en partie depuis les années 60.

Il a fait le Conservatoire de Paris en 1943. En 1945, le musicien découvre les oeuvres dodécaphoniques d’Arnold Scjoenberg et l’école de Vienne aux côtés de René Leibowitz (1913-1972).

En 1966, il est contré par André Malraux dans sa tentative de réformer le monde de l’enseignement de la musique au profit de Marcel Landowski. Il part s’installer à Baden-Baden, dans sa résidence secondaire.

En 1969 il créé au Centre Georges Pompidou l’IRCAM, puis en 1976 l’Ensemble Intercontemporain… En 1995 sort de terre la Cité de la Musique, à laquelle succède la Philharmonie de Paris. Sa prépondérence dans le domaine de la musique savante lui a valu le surnom de stalinien de la musique par Pierre Schaeffer.

En tant que chef d’orchestre, il a dirigé l’orchestre de Cleveland, l’un des meilleurs des Etats-Unis (de 1967 à 1972), le Orchestre symphonique de la BBC (1971-1975) et le Philharmonique de New York (1971-1977).

Interview d’Hubert Michel (musique acousmatique)

Hubert MichelHubert Michel, le compositeur français de musique acousmatique, a gentiment accepté de répondre à mes questions et de parler de son parcours et de son actualité. Où l’on apprend tout un tas de choses sur  l’électro-acoustique, les arts vivants, et bien d’autres choses encore !


En attendant Jarre : Hubert, tu vas présenter deux de tes œuvres au festival Synthetic de Rouen, le dimanche 19 avril 2009.
Peux-tu nous dire de quoi il s’agit ?


Hubert Michel : Il s’agit de deux musiques acousmatiques. Pour ce genre musical, il n’y a pas grand chose à voir (ce n’est pas très pertinent de voir quelqu’un bouger des boutons), mais tout à imaginer. Je propose à l’auditeur un voyage dans son imaginaire, c’est à lui de se faire le film dont je propose la bande son. Pour accompagner ce voyage intérieur, je multiplie les sources sonores. Le public est entouré d’enceintes. Ma musique est spatialisée. C’est pourquoi j’appelle cela un concert de Hauts parleurs. Le terme officiel pour un ensemble de hauts parleurs destinés à la mise en espace du son est « acousmonium« . C’est en quelque sorte l’instrument pour jouer les musiques acousmatiques.

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Histoire de la musique électronique (1/4)

« Ce n’est pas la musique qui est électronique, ce sont les instruments qui le sont ».

Jean-Michel Jarre.

Bienvenue dans la première partie de cette histoire de la musique électronique simplifiée, qui devra en compter quatre.


> Des instruments à contre-courant


Un exemplaire du télégraphe musicalLorsque l’on se penche sur la liste d’instruments qui ont façonnés l’histoire de la musique électronique, on est fasciné par sa longueur et sa multiplicité. Au point de vouloir s’intéresser à ceux qui ont contribué à former des instruments aujourd’hui oubliés. L’autodidacte américain Elisha Gray est l’inventeur du « télégraphe musical » en 1876. Ce petit clavier débouche sur une série de cornets (haut-parleurs). C’est ni plus ni moins que l’ancêtre du synthétiseur, basé sur le contrôle du son par voltage discontinu, autrement dit l’oscillateur électrique. Malheureusement, comme pour le brevet du téléphone qu’il abandonne à l’italien Antonio Meucci, Gray ne connaîtra pas un destin à la hauteur de ses travaux parallèles à ceux de son compatriote Thomas Edison. Il est intéressant de constater qu’Edison, qui a conçu le phonographe, l’a fait pour aider à la dictée et non dans un but musical.

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Le free sound project

Le free sound project dans Editos jcl71130_1132820249Le site internet Freesound Project est une oeuvre collaborative qui vise à mettre à disposition des sons du monde entier pour tous les internautes. Il a été créé en novembre 2005. Sa réglementation s’appuie sur la license « Creative commons ». Il s’agit de s’inscrire au site pour proposer des sons de tous styles. Mais attention ! Chaque son doit avoir unedescription précise et contextuée sur sa provenance, fournie par l’internaute

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Pierre Henry, le son pour le son

Pierre HenryNé en 1927, Pierre Henry est l’élève d’Olivier Messiaen (prof d’harmonie), de Félix Passeronne et de Nadia Boulanger (prof de composition) au Conservatoire de Paris.

Il sera timbalier au sein de l’Opéra de Paris, et c’est à ce titre qu’il fait la rencontre qui décidera de sa vie…

Il rencontre Pierre Schaeffer au sein des studios de Radio et Télévision Française (RTF, l’ancêtre de Radio France), et les deux hommes travaillent ensemble à la Symphonie pour un homme seul (1949 à 1950), première oeuvre longue durée de musique concrète gravée sur vinyle. Entre 1951 et 1953, ils créent ensemble Orphée qui sera le premier opéra électro-acoustique au monde, reprise par Béjart. Béjart et Henry collaboreront ensemble d’une manière assez suivie à partir de là.Henry et Schaeffer ne partageait pas les même finalité des expérimentations sur bandes magnétiques, et ainsi, il se séparèrent musicalement, en 1959.

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Pierre Schaeffer, le maître de Jarre

Pierre Schaeffer, pionnier de la musique électronique.Pierre Schaeffer est d’une importance essentielle pour le jeune musicien, mais aussi pour un pan entier de la théorie de la musique. Je vais tenter de revenir quelques instants sur sa riche carrière, sans trop vous bourrer la tête de date.

Polytechnicien, résistant pendant la deuxième guerre mondiale, période à laquelle il entre à la radio, Schaeffer s’intéresse aux procédés d’enregistrement de la musique extrêmement vite. Le premier ouvrage de ses études, intitulé « Etudes des bruits », est édité dès… 1948, deux ans avant la création du GRMC (Groupe de Recherches Musicales Concrètes) en 1951, l’ancêtre du GRM, dont se sera la nouvelle appellation en 1958.

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