Archives pour la catégorie Musiciens suisses ou allemands

Cluster, voyage au bout du bruit (1969-1989)

Le groupe ClusterVoici la première partie de la biographie d’un des groupes les plus respectés en musique électronique : Cluster ! Il se compose de façon atomique sur le dup Hans-Joachim Roedelius et Dieter Moebius (photo ci-contre). L’histoire de Cluster prend naissance au sein du mythique Zodiak Arts Free Lab de Berlin, en 1967, lieu que Hans-Joachim Roedelius (né en 1934), Boris Schaak et Conrad Schnitzler (né en 1937) fondent. C’est dans cette scène ouverte que se font et se défont les groupes d’avant-gardes allemands. En 1969, Dieter Moebius (né en 1944) et Schnitzler, qui se connaissaient pour être camarades à l’école des Beaux-arts de Düsseldorf s’associe à Roedelius pour former le groupe Die Klusters (avec un « K ») ou Kluster. [NDLR : Un artiste electronica suèdois du nom de Michael Pettersson s'est approprié ce nom depuis 2000]. 

Sur scène, le trio expérimente les procédés d’amplification et de dissonances (d’où le nom du groupe), avec des objets du quotidien et toute une panoplie d’instruments acoustiques. Mais les premiers enregistrements de nos mousquetaires du bruit de casserole sont le fruit d’une inspiration divine. Un organiste d’église audacieux leur commande deux albums pour évangéliser grâce à la « Neue Musik », en intégrant des textes religieux en forme d’intro de chaque morceau. Ainsi naissent leurs deux premiers albums, parus en 1969 et 1970 Klopfzeichen et Zwei-Osterei sont pressés chacun à seulement 300 exemplaires.

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Mouse on Mars – Des souris et des Mac

Mouse on MarsMouse on Mars (MoM) est un groupe allemand d’electronica, créé en 1993. Son nom est une référence à un dessin animé russe des années 80 populaire en Allemagne, où une gentille souris est prisonnière d’une planète déserte. Il se compose d’Andi Toma et de Jan St Werner, qui se sont rencontrés en 1993 à Düsseldorf (la ville de St Werner et de Kraftwerk) dans un concert de death metal. Ils sont à la fois compositeurs et producteurs.

L’influence des groupes allemands du krautrock (Cluster, Neu ! et Kraftwerk) est proéminente sur les premiers disques de Mouse on mars. Leur première parution sur disque est le titre Maus Mobil, sur la compilation techno éTrance-Europe Express.

Leurs premiers maxi sur le label indépendant britannique Too Pure, dont les singles Frosch et Bip, leur permettent de sortir un premier album confidentiel, Vulvaland, en 1994, qui est de l’ambient house, courant de l’Inteligent Dance Music.

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Yello, les boutons d’or de la musique

Yello au grand completImpossible de passer à côté du duo suisse majeur de la musique électronique, Yello. Ainsi que du graphisme si particulier des pochettes, du célèbre logo Corner-cut (signées par Ernst Gamper) et des vidéoclips rétro-futuriste de Dieter Meier. Tous ces élément contribuent à leur notoriété internationale. Étonnant pour un groupe qui ne se produit presque jamais en concert.
Le nom dadaïste du groupe zurichois vient de la contraction du verbe Yell (hurler) et du mot Hello (bonjour). La moustache et le look guindé des années 50 est au groupe Yello ce que la barbe longiligne et les cuirs sont au groupe ZZ Top. Le groupe se compose aujourd’hui de Dieter Meier et de Boris Blank, mais sa géométrie d’origine était, comme son logo actuel, à trois branches. 

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Kraftwerk dans le mix (3/3)

Voici la troisième et dernière partie de la biographie de Kraftwerk. Lire la première partie. Accéder à la deuxième partie.

 


 

> Electric Café, le synthé au percolateur

 


 

Florian Schneider pose à coté de son robotPrévu initialement sous les titres Technicolor (problème de droits), puis Technopop, l’album qui devait sortir en 1983 a connu nombre d’ajournements économiques, en plus de l’accident de vélo de Hütter. Des maquettes de morceaux ont bien été enregistrées, mais EMI jugea ces démos « insuffisantes ». En définitive, l’album Electric Café ne paru qu’en novembre 1986, soit 5 ans après Computer World. Dans l’intervalle, le groupe modifia l’équipement du studio Kling Klang pour passer au tout-numérique, sans se séparer pour autant du vieux matériel.

L’une des innovations les plus marquantes de cette période fut la création d’animations 3D pour le single crispant « Musique non stop». Il s’agit des têtes stylisées de Hütter, Schneider, Bartos et Flur composée de gros polygones avec des lèvres rouge vif. Elles ont été réalisées par Rebecca Allen, de l’Institute of Technology de New York. Par ailleurs, elle a aussi prêtée sa voix pour l’interprétation de ce titre, qui, autre première, comporte des voix féminines.

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Klaus Schulze, l’aventure continue

Klaus Schulze..::Article co-rédigé par etiennefroes et Jean-Baptiste H. ::.. Après l’album Timewind, afin de pouvoir travailler comme il l’entend, Klaus quitte Berlin et s’installe à Hambühren, en pleine forêt, près de Hanovre. Dans ce qui devient son QG ou son cocon, il fait installer des studios enregistrements, des ateliers vidéo, des bureaux et une scène. Il enregistre à Frankfort et publie Moondawn (1976), dans le même esprit. Simplement Harald Grosskopf l’accompagne à la batterie. C’est avec lui que naîtra le groupe Go. Puis, ensemble, en 1977, ils modèlent Body Love (bande originale d’un film érotique), et sa séquelle Body Love part 2, puis le best-seller Mirage. Ensuite, c’est le double album X (qui lui n’est pas pornographique), qui possède quelques ressemblances avec Equinoxe.
Dune voit le jour en 1979, comme hommage au roman de science-fiction de Franck Herbert. Klaus Schulze choisit de publier plusieurs disques sous le pseudonyme de Richard Wahnfried, clin d’œil à Richard (Wagner) et à Wahnfried (le nom de la maison de Wagner à Beyrouth). Il y aura sept disques qui apparaissent sous ce pseudonyme. En 1979, Klaus Schulze crée la maison d’édition « innovative communications ». Il produit divers artistes de musique électronique, activité qu’il mettra entre parenthèse en 1989. Il fait paraître également de disques solos avec un nouveau nom d’artiste : « Richard Wahnfried ». Tout en produisant des albums avec son nom habituel, il a l’occasion de participer à une dizaine de projets dans les années qui suivent. Toujours dans cette effervescence, Schulze monte une école de musique à Hambühren (à ne pas confondre avec l’école de Berlin).

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La saga Enigma

Michael CretuEnigma est le nom du projet musical allemand créé en 1990 auquel participent Michael Cretu (instruments, mixage) et Sandra Cretu, sa femme (chants). Ils ont vendu plus de 30 millions d’albums à ce jour. Leur musique exaltante et mystique a été utilisée d’une manière extensive pour le cinéma (bande-annonce de Matrix), la télévision (la femme Nikita, Alerte à Malibu, etc.) et même les jeux vidéos (Final Fantasy IX).

Au départ du groupe, Franck Peterson, compositeur et producteur a produit le premier single mondialement connu, Sadeness (titre qui référence au marquis de Sade). Pourtant, c’est un groupe à une tête qui est présenté à longueur d’interviews.

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Tangerine Dream – Discographie compacte

Tangerine DreamTangerine Dream est une formation allemande de musique électronique qui a, parmi les toutes premières, utilisé des synthétiseurs pour ses compositions. L’effectif du groupe a fortement évolué au fil du temps, avec quantité de remplacements. La particularité des groupes allemands de cette époque, que l’on qualifie souvent d’École de Berlin, tient aussi de la présence de musiciens aux profils atypiques (autodidactes ou expérimentaux). Tangerine Dream signifie « Rêve orangé » en français. Ils revendiquent plus de cent Compact Discs à leur compteur. Il faut dire que le groupe a été créé en 1967. Oui, vous avez bien lu, c’est moins onéreux d’être fan de Jean-Michel Jarre… À cette époque reculée, Edgar Froese, étudiant en peinture et sculpture à l’Académie des Arts de Berlin, a d’abord donné des concerts privés pour Salvador Dali en Espagne. Dali a toujours été un passionné de musique électronique, d’ailleurs, selon une rumeur persistante, il aurait demandé à Jarre de composer la musique de son enterrement. Froese, né en Russie en 1944, est un grand amateur de rock, mais aussi de « performances », ce qui explique les nombreux lives du groupe auquel il a toujours était l’âme. Il rentre d’Espagne pour composer un premier disque psychédélique Electronic Meditations avec deux des plus éminents représentants de la musique électronique allemande, qui pourtant ne se réclame pas spécialement comme « musiciens »  à savoir Klaus Schulze (ex- batteur de Psy free, puis celui d’Ash Ra Tempel, entre autres) et Conrad Schnitzler (autodidacte, ex-Cluster), en juin 1970. Klaus Schulze, qui participera à de nombreux groupes expérimentaux, connaîtra une carrière en solo importante après cette parenthèse. On cite souvent ce dernier quand on parle de Tangerine Dream, alors que bien d’autres musiciens seront plus impliqué dans l’histoire foisonnante du groupe.  

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