Archives pour la catégorie Musiciens américains

Kurt Riemann, made in Alaska

 Kurt Riemann

:: Article rédigé par Etiennefroes :: Kurt Riemann est un producteur, arrangeur et compositeur de musique électronique de nationalité américaine. A l’instar de bien de créateurs de productions électroniques, c’est un bidouilleur de sons. Il a ainsi créé son propre studio d’enregistrement où il peut se livrer à toutes sortes de travaux sonores.

Installé en Alaska, il a produit plus d’une centaine de disques de divers artistes. Il a composé des bandes originales pour des documentaires consacrés à l’Alaska ; ces films ont été diffusés à la télévision. On fait couramment appel à lui pour la création de jingles d’émissions de télévision.

En 1983, il sort son premier disque, «  Electronic Nightworks », où il interprète des compositions classiques avec des instruments électroniques. Son interprétation du boléro de Ravel lui vaut des compliments de Wendy Carlos, spécialiste du classique en électronique.

Klaus Schulze publie Electronic nightworks sur son label « Innovation communications ». Ce disque n’est pas sorti en CD et n’est trouvable et encore difficilement, qu’en téléchargement illégal.

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Son deuxième disque « The wizard of Oz » est réalisé en 1985 et il est possible de le trouver en CD. Dans cet album, il reprend la musique originale du film qu’il joue avec des instruments électroniques

En 1988, il sort un nouveau disque : « Gaia ». Par ce disque ambient, Kurt Riemann montre ses qualités de compositeur.

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En 1993, il publie un album dans la veine ambient de sa production précédente, ce disque s’intitule « Alaska ».

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Un nouvel album « Iditarod » annoncé depuis pas mal de temps n’est toujours pas sorti. 
Musicien méconnu et peu prolifique, ses disques valent le détour.

Silver Apples, bidouille and Coxe

Simeon Coxe III, de Silver ApplesTrois ans et deux albums. Et pourtant, avec une existence aussi éphémère, Silver Apples (à ne pas confondre avec Silver Apples of the Moon, un morceau de Morton Subotnick) est un des groupes les plus renommés de l’histoire des musiques électroniques. Il faut d’emblée préciser que la création de Silver Apples remonte à 1967. On tient là le « Velvet Underground de l’électro » eu égard au berceau commun, New York.

Ce groupe d’avant-garde se constitue du binôme Simeon Coxe III dit Simeon (narrateur et synthétiste) et du chanteur/batteur Danny Taylor. Simeon Coxe est un artiste originaire d’Alabama, passé par la Nouvelle Orléans, est a officié dans les galeries d’art de Big Apple (le surnom de New York) en solo, fait quelques piges de journaliste, puis pris part à plusieurs groupes rock alternatifs avant de rencontrer son futur partenaire. Silver Apples a débuté à New York, sous le nom The Overland Stage Electric Band, une formation rock psychédélique qui officie dans un petit bar. La singularité de Coxe a fini par éloigner tous les membres, excepté Taylor. Le groupe tire son nom d’un poème de William Butler Yeats, The Song of the Wandering Aengus.

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Jonn Serrie, planètes synthétiques

John Serrie et ses éternelles lunettes de soleil.Jonn Serrie, né à Albany (New York) en 1957, est un des continuateurs de «l’ambient space music», initiée par des personnalités comme Larry Fast , Michael Sterns, d’une part, et de la space music des années 70, d’autre part. Il dit de sa musique qu’elle doit permettre d’avoir « le sentiment de flotter au milieu des étoiles ». Aujourd’hui, elle est reprise dans de nombreux programmes de relaxation et certains astronautes l’emporte même avec eux dans leurs vols. Retour sur l’intinéraire d’un enfant « galacté ».

Sa mère joue du piano et son père est ingénieur nucléaire dans la Marine. Il développe une véritable passion pour l’espace et les avions de combat. La musique ne tardera pas à suivre… À l’âge de sept ans, il apprend l’orgue d’église et le piano (sept années d’étude) avec comme premier professeur sa grand-mère. Son compositeur préféré est – et est toujours – Bach. À vingt ans, il fréquente l’Electronic Music Labatory à Rockville (où on développe alors le Prophet-5), et y découvre le synthétiseur modulaire et les enregistrements de Milton Babitt. Il se passionne pour les «textures» inédites qu’il obtient avec ce matériel.

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Suzanne Ciani – Synthissimo

Suzanne Ciani et le synthétiseur BuchlaSuzanne Ciani (née le 4 juillet 1946) est une des figures tutélaires de la pratique du synthétiseur et une des rares figures féminines de cet art, avec Wendy Carlos. Ceci est principalement le fait de sa rencontre avec Don Buchla, le père du synthétiseur du même nom, tandis qu’elle étudiait la composition à Berkeley. C’est grâce à Buchla que Ciani s’ouvrit à la musique électronique, elle qui entreprit un parcours de pianiste classique. Aujourd’hui ayant pris le tournant new age, elle marrie acoustique et électronique.

L’éveil de Suzanne à la musique se déclenche lorsque sa mère fait tourner Mozart, Beethoven et Bach sur ses tourne-disques. Troisième d’une lignée de six enfants, élevé dans une famille fortuné (son père est un chirurgien réputé), Suzanne caresse très vite – à cinq ans – les touches d’ivoire dévolus à sa sœur aînée. La jeune fille fait le rejet de son premier professeur de piano, qui escamote ses possibilités. Pendant plusieurs années avant de reprendre des cours à Boston, elle se forme en autodidacte.

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Laurie Anderson, la pèche aux sons

Laurie AndersonLa voix et le visage de Laurie Anderson sont familiers aux amateurs de la musique de Jean Michel Jarre. Elle a participé aux deux albums « vocaux » du musicien français : Zoolook et Metamorphoses, et a aussi fait partie de l’aventure égyptienne de Jarre aux pieds de pyramides pour le passage à l’an 2000. Mais son art est plus confidentiel.

Laurie Anderson est née en 1947 à Glenn Ellyn dans l’Illinois dans une grande famille (huit frères et soeurs) d’origine suédoise, et est une enfant très studieuse, et s’autorise comme seule récréation des parties de pèche en solitaire. Elle se destine à une carrière dans les arts plastiques et enquille les diplômes en histoire de l’art (à New York en 1969) et en sculpture (à Columbia où elle est désormais docteur honoraire). Puis la jeune femme commence des performances artistiques dans les quartiers culturels de New York. Sa passion pour les instruments bizarres lui font créer dès 1977 un violon blanc d’un genre de musique concrète, qui a une tête de lecture sur l’archet et une bande magnétique à la place des cordes. Jouer le double jeu entre esthétique de la musique classique et les sons enregistrés n’est qu’une des nombreuses facéties (car l’humour est central dans son travail) dont elle fait son travail d’artiste et de poète.

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Steve Roach, musiques pour déserts

Steve RoachAdolescent, Steve Roach voulait devenir pilote de moto, mais la mort de deux de ses amis pilotes dans des accidents de deux-roues changeront son désir initial. Écrivant des articles sur la musique pour son plaisir, au départ le prog rock (Pink Floyd, ELP), il découvre la musique allemande de pointe dite krautrock (Kraftwerk, Tangerine Dream, Ash Ra Tempel, Can), et est particulièrement saisi par les sons atmosphériques de Klaus Schulze (il cite régulièrement l’album Timewind qu’il entendit dès 1975). C’est ainsi qu’il décide de s’intéresser à la musique, mais électronique, directement. À 20 ans donc, Roach acquière son premier synthétiseur, le monophonique Roland SH-1000, et, en autodidacte, cherche à en savoir toujours plus sur le fonctionnement de ses étranges machines.

Ce natif de Californie habite désormais Tucson en Arizona, déménagement pour être plus au calme. Il aime à se dépenser en vélocross, sur les chevaux élevés par sa femme, ou plus simplement, à pied autour de cet état désertique qu’il a adopté. Musicalement, Roach est passé maître dans l’art des séquenceurs, et sa musique se caractérise par l’utilisation extensive de la reverb et des « murs de son ». Pour lui, les paysages (notamment le désert et les montagnes du sud-ouest américain) et les paysages sonores sont étroitement liés, jusque dans les titres de certains albums (Desert solitaire [1989], World’s edge [1992], Texture Maps [2003], etc.). 

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Herbie Hancock, volt-jazz

Herbie Hancock devant ses synthetiseursHerbie Hancock est un pianiste de jazz, oui, mais pas seulement : au fil de sa longue carrière, il a fait se croiser tous les styles, quitte à choquer les puristes qui ne concevait pas qu’il sorte du cadre qu’il s’était fixé en gravant ses premiers sillons chez Blue Note.

Car, ayant grandi dans l’ombre de Miles Davis, dont il a été compagnon de route, l’attrait pour la musique populaire n’a jamais quitté le natif de l’Illinois. Sa vie fut émaillée de récompenses (les Grammy awards à plusieurs reprises) et d’honneurs (récemment, une prestation dans le cadre de l’élection de Barack Obama).

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