Archives pour la catégorie Musiciens français

Mort de Bernard Parmegiani à 85 ans

Réaction de Jean Michel Jarre à la mort de Bernard ParmegianiBernard Parmegiani

Bernard Parmegiani a composé 78 opus, 27 musiques de films, 14 musiques pour chorégraphies, 12 musiques de scène… dont La création du monde et De natura sonorum.

Sa création la plus connue du grand public est le jingle de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, utilisé de 1971 à 2005.

«Le monde de la musique électroacoustique est en deuil avec la disparition d’une de ses figures emblématiques et un de ses pères fondateurs», a indiqué dans un communiqué le Pdg de l’Ina Mathieu Gallet. Bernard Parmegiani a été membre du Groupe de recherches musicales de l’Ina.

«Son influence musicale a traversé plusieurs générations de mélomanes et de musiciens et il est aujourd’hui considéré comme l’un des pionniers et maître du genre électroacoustique», écrit Mathieu Gallet.

Né en 1927, Bernard Parmegiani avait appris la prise de son au service cinéma des armées avant de devenir ingénieur du son à la télévision française.

En 1959, le compositeur Pierre Schaeffer lui avait proposé d’intégrer le Groupe de recherches musicales (GRM) de l’Ina, au sein duquel il a assisté Yannis Xenakis, Luc Ferrari et François-Bernard Mâche avant de devenir responsable du secteur des musiques d’application.

Il avait quitté le GRM en 1992 et créé son propre studio Fabriquasons.

1979 : grand-prix de l’Académie du disque français
1981 : Prix de la SACEM
1990 : Victoires de la musique dans la catégorie « création de musique contemporaine de l’année » pour La création du monde
1991 : Prix magister, concours internationaux de Bourges
1993 : Prix Ars Electronica (en) dans la catégorie « computer music »
2006 : Qwartz Pierre Schaeffer

 

Jérome Gueguen

Jérôme Gueguen en 2010…::Article rédigé par Jérôme C. ::… Jean-Michel Jarre s’entoure pour ses projets de collaborateurs fidèles. Les nouvelles têtes sont donc rares. L’arrivée récente de Jérôme Gueguen dans la « Jarre team » fait suite à un impondérable : le claviériste a en effet été appelé à la rescousse pour remplacer Dominique Perrier, indisponible pour “des raisons familiales”, sur la tournée 2010 trois semaines avant le concert de Budapest. Après le bassiste Michel Valy pour le concert de Hong-Kong en 1994, c’est un autre membre du groupe Stone Age, auquel appartient Perrier, qui remplace au pied levé un des musiciens de Jarre. Petit coup de projo sur ce musicien issu des scènes jazz et celtique…

 


> Les débuts anonymes 

 


Après des études de piano classique, le claviériste et accordéoniste breton Jérôme Gueguen pratique le jazz lors de jams avec Louis Winsberg (guitare) et Christophe Garreau (basse) au CIM, première école de jazz et de musiques actuelles créée en 1976. En 1984, il rencontre le batteur Marc Hazon aux côtés de Francis Moze (basse), puis en 1987, le bassiste Michel Valy et le claviériste Dominique Perrier au sein du groupe de rhythm’n blues « Chance Orchestra ». On reparlera d’eux… Gueguen commence à se faire un nom à la fin des années 80, pendant lesquelles il participe à des séances studio et tente régulièrement quelques compositions. Parmi ses premiers crédits notoires, il est pianiste pour le titre « Let them try » (version instrumentale) sur la fameuse B.O. « Le grand bleu » d’Eric Serra (ex-bassiste de Chance Orchestra), sorti en 1988, et est aux claviers sur deux titres de l’album « Scène de vie » de Patricia Kaas en 1990. Parallèlement, il compose la chanson « Rocker symphonique » (1988) de Jacques Haurogné ainsi que le succès « De Bretagne ou d’ailleurs » de Philippe Lavil (1990), bien sûr inspiré de ses origines. Aux débuts des années 90, Jérôme rejoint le groupe Coketale mené par Jacques Mercier (« Captain Mercier ») et Laurent Cokelaere. La formation donnera deux albums : « Mamarade Gumbo » en 1995, et « Mardi gras » en 1998, dont il signe la musique du titre « Qu’il pleuve ». Après ce deuxième opus, la formation s’éparpille pour se reformer occasionnellement, en particulier lors du concert « Coketale Revival » en Janvier 2007. 

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Christian Richet : percutant !

Christian Richet


> L’apprentissage…

(Article rédigé par Jérôme) Le claviériste et percussionniste français Christian Richet est né au début des années 60. Il étudie le piano dès 7 ans. Trois ans plus tard, il découvre le rock progressif de Pink Floyd et de Soft Machine. A 13 ans, il prend des cours de percussions. Il entre plus tard à l’Ecole Normale Supérieure de Musique (ENSM) de Paris pour étudier le piano. Il en sort titulaire d’un diplôme d’enseignement. Parallèlement, il obtient le premier prix en percussion au Conservatoire National Supérieur de Musique (CNSM) de Paris. A la fin de ses études, il se consacre totalement à la musique, piano et percussions, mais aussi aux synthétiseurs qu’il découvre avec Tangerine Dream et Klaus Schulze. Il prend donc des cours de synthétiseurs à “Music Land” avant de commencer à composer sur ses propres machines.

Dès 1983, il enseigne la musique au Plessis-Bouchard (95) ainsi qu’à Eaubonne (95). Parallèlement à ses activités de professeur, il se consacre à la composition. Claviers Magazine le remarque et lui consacre un article dans la rubrique “Coup de pouce”. La compagnie EDF lui confie la musique d’un de ses clips d’entreprise à portée internationale. France Culture diffuse ses créations dans l’émission “Chasseurs de Sons”; l’une d’elles sera couronnée par le Concours International du Meilleur Enregistrement Sonore (CIMES).

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Bunny Rizzitelli : batteur électronique

rogerrizzitelli.jpg:: Article rédigé par Jérôme :: Jean-Michel Jarre s’est entouré des meilleurs batteurs du moment lors de ses spectacles les plus marquants entre les Concerts en Chine (1981) et Le Caire (1999). A noter que depuis les années 2000, JMJ joue avec des formations très réduites qui assurent aussi les rythmes.

Petite série d’articles sur les hommes qui ont eu le talent d’inventer des rythmes de batteries sur des morceaux dont la plupart en sont, à l’origine, dépourvus et qui ont donné à la musique de Jarre une couleur « live » particulière, en commençant chronologiquement par Roger « Bunny » Rizzitelli.

 


> Les années 70 : Christophe, Space Art… 

 


Dès l’âge de 6 ans, Roger Rizzitelli tape sur les chaises et tout ce qui peut faire du bruit dans la maison familiale de Grenoble. Après avoir quitté l’école à 14 ans, il est embauché dans un atelier de mécanique ; mais l’ado est plus intéressé à utiliser les clés pour faire des percussions sur des boites vides qu’à réparer des moteurs. M. Victor Diafferia, le patron de l’atelier, encourage le père de Roger à lui acheter une « vraie » batterie. Roger essaye un modèle de base, pas cher, mais le vendeur épaté par le jeune talent, encourage le père à en acheter un meilleur. La famille est modeste, c’est finalement le patron de l’atelier qui tiendra à payer la différence…

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Sylvain Durand : le clown aux doigts d’or

Sylvain Durand au clavier..::Article rédigé par Jérôme::.. Sylvain Durand a été pendant près de dix ans un autre membre éminent de la « Jarre team ». Avec sa barbe, ses petites lunettes rondes et sa casquette, toujours prêt à faire le clown, il renvoie une image de franchouillard que l’on imagine mieux derrière un accordéon que derrière un piano à queue. On le reconnaît en concert à son « look », auquel il attache une importance particulière, et à sa jovialité. Et pourtant… C’est bien pour ces talents de pianiste et de directeur d’orchestre qu’il a rejoint le noyau de musiciens de Jarre dans les années 80. Il est crédité sur les albums « Rendez-vous » et « Révolutions », et a joué des claviers dans tous les « méga concerts » entre Houston (1986) et Hong Kong (1994), ce qui fait de lui, avec Michel Geiss, Francis Rimbert et Dominique Perrier, un des musiciens indissociables de cette période. C’est après ce dernier concert que l’aventure avec Jarre a pris fin en 1994, en même temps qu’un certain Michel Geiss d’ailleurs. Pour les mêmes raisons ?

 

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Turzi, groupe de dense musique

Le groupe Turzi. Au premier plan, Romain Turzi.Romain Turzi est versaillais, et il est né en 1979. Mais Turzi, la house, à la différence du plus célèbres duo de rejetons de cet eldorado de l’électro, il n’en sont pas très friands. Turzi « grapille » plutôt dans le trip-hop. Mais il aime par-dessus le Krautrock. Et ça se sent, à la fois dans sa musique, et le graphisme de ses pochettes. On pense à Can ou Neu! Et le jeune leader confirme, même s’il déteste les catégories. En témoigne la foule de référence musicale dont il aime à saupoudrer ses interviews.

Installé dans le 18ème arrondissement de Paris, Romain est entré dans la musique aux côté d’un groupe d’allumé complet, Aqua Nebula Oscillaotor. Il a ensuite frappé à la porte de Record Makers, le célèbre label français, qui a produit son premier mini-LP « Made Under Authority«  en 2006. Ce disque solo comportait cinq morceaux courts sur la face A et une mongue impro sur la face B. Romain a un certain appétit pour les jeux de pistes. De ces ébauches d’electronica a émergé, avec son groupe son premier album, avec l’aide de l’ingé son Nick Stones, appelé « A« , en 2007. En octobre 2009, il sort son deuxième album, appelé logiquement « B« , également publié chez Record Makers.

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Jacno (1957-2009)

Pochette de Rectangle, de JacnoJacno, alias Denis Quilliard, né le 3 juillet 1957, est décédé le 6 novembre 2009 à l’âge de 52 ans. Ce parisien né dans les beaux quartiers a créé le premier groupe de punk français, Stinky Toys (« jouets puants »), en 1976, dont il était le guitariste. Ayant un répertoire de reprise (les Who, le Velvet), Jacno apprend la guitare par empirisme sur scène (à partir de juillet 1976). Le groupe, qui a une existence brève et tumultueuse fait rien de moins que les premières parties des Sex Pistols et des Clash sur scène à Londres. Le quintet sortira deux disques sur « white label », c’est-à-dire sans maison de disques. Après la dissolution dans les excès du groupe, il continue de travailler avec la chanteuse Elli Meideros, qu’il a rencontré au lycée Charlemagne. C’est avec elle qu’il créé le duo Elli & Jacno, qui sort un premier disque inaperçu en 1977.

Puis, au début des années 80, Jacno s’empare du synthétiseur, et devient le fer de lance de toute une génération en France, à l’image de ce qui se fait en Angleterre (avec Gary Numan). La révélation populaire de sa carrière est dû à un instrumental, Rectangle, en 1979, qui est publié en maxi 45 tours avec d’autres titres qui répondent du même rigorisme géométrique (Triangle, Losange, Cercle). Cette musique, destinée à un court-métrage d’Olivier Assayas, Copyright, devient l’année suivante numéro 1 en France ainsi que dans plusieurs pays européens. Elle sert de support publicité à la boisson chocolatée Nesquick.

 

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