Archives pour la catégorie Portraits

Orbital, pieds sur terre

OrbitalOrbital (à ne pas confondre avec The Orb) est un groupe anglais composé des frères Hartnoll, Paul (né en 1968) et Phill (né en 1964). Il a été formé en 1989 et s’est séparé en 2004 pour se manifester à nouveau cette année (2009). Leurs deux influences initiales sont l’electronica (Philip Glass, Brian Eno) et le punk-rock. Ils peuvent avoir des morceaux de longueur très variable et de style qui vont du glitch jusqu’à l’ambient. Orbital a été largement popularisé par la reprise de ses musiques dans divers films américains, ainsi que dans des jeux vidéo populaires tels Mortal Kombat.
Le groupe tire son nom de l’endroit où les «rave parties» ont-ils ont commencé, à savoir l’autoroute appelé la M25 qui fait le tour de Londres. Nous sommes à l’époque du «Summer of love» anglais et les deux frères vont trouver dans l’underground une motivation énorme pour faire leur propre musique. Venu du punk, ils vont adapter l’Acid-house de la première génération de « ravers » à leur propre «ambient house». Une musique dont le rythme et la structure évolue généralement tout au long du morceau.

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Interview de Pierre-Yves Bessuand (compositeur, ingénieur du son)

Pierre-Yves Bessuand

Né en 1973, Pierre-Yves Bessuand, compositeur, arrangeur et ingénieur du son, est également impliqué dans le domaine de l’informatique musicale en tant que formateur auprès des enseignants à propos des applications pédagogiques de la musique assistée par ordinateur. Il est l’auteur de plusieurs livres, écrit régulièrement dans la presse spécialisée, et effectue également des missions en tant que consultant auprès de divers éditeurs de logiciels de musique en Europe et aux Etats-Unis. Rencontre avec un musicien « complet ».  

> Interview :


En Attendant Jarre: Si tu devais te présenter en quelques mots, que dirais tu ?

Pierre-Yves Bessuand : Je pense avoir toujours été un musicien dans l’âme, avant même de comprendre ce que cela signifie. C’est au cours de ma vie que j’ai découvert les différentes manières d’exercer et partager cet art par la composition, l’interprétation, et l’enseignement.

E.A.J. : Écoutes-tu de la musique en dehors de votre travail ? Qu’aimes-tu à part la musique ?

P.-Y.B : Bien sûr. Chez moi ; pour le plaisir, ma culture, ou le travail. Mais j’accorde également une place importante au silence… C’est dans le silence que l’on entend la petite voix de la musique intérieure, que l’on trouve des réponses à nos questions, et encore bien d’autres ressources trop sous-estimées dans le brouhaha dont on s’entoure. Du coup, cela m’arrive souvent de mettre mes écouteurs intra-auriculaires dans les oreilles, sans rien écouter d’autre que le silence ou une musique très zen, afin de me protéger sans m’isoler totalement. 

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André Tanneberger alias ATB

André Tanneberger alias ATBAndré Tanneberger est un des artistes majeurs de la scène trance. Il est né le 26 février 1973 à Freilberg en Allemagne et fait partie de la génération « dance », contrairement à la plupart des artistes que je vous présente sur le site. C’est aussi un ami du DJ Sash! et de Michael Cretu d’Enigma. Il a commencé à faire de la dance music au sein du groupe Sequential One (devenu SQ1 en 1999), de 1993 à 2002. Le quatuor est complet avec la chanteuse Morpha, Spacekid et Woody van Eyden. En 1997, le single My Love is Hot obtient un certain succès. Puis, en 1998, André se détache du lot et commence une carrière solo en tant qu’ATB (son acronyme) et connait très vite un succès important, avec le single 9pm (Till I come). Ce single, écrit à quatre mains (Arcos, Garrido, Gilabert et lui-même) devient n°1 des ventes en Angleterre et est considéré comme le premier titre trance numéro un de l’histoire. Son riff de guitare caractéristique hante la première partie de la carrière du jeune homme, devenant son indicatif. C’est la motrice de l’album Movin’melodies de 1999, sorti chez Kontor records, qu’il produit et arrange lui-même près d’un an plus tard.

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Tim Blake, lasers et Breizh

Tim BlakeTim [Timothy] Blake est un claviériste et chanteur né à Londres en 1952, installé en France depuis 1970. Il a fait partie successivement des Groupes Gong (français) et Hawkwind (anglais), et a fait paraître une demi-douzaine d’albums solos.

En Angleterre, à l’école, il joue de la trompette ainsi que de la guimbarde. Mais son instrument préféré reste la guitare électrique. Il joue dans divers petits groupes, et pratique également le théâtre. En 1969, il voit sur scène Groupe X (groupe qui s’appelera par la suite Hawkwing) e cela le décide définitivement de devenir musicien.

Puis il apprend les rudiments du travail de mixage aux côtés de Michael Davies (alias Dik Mik), le claviériste de Hawkwind. Il pose ses valises en France en 1970, où il travaille  dès lors avec Philippe Denis. Ensemble, ils vont créer le «Crystal Machine studio», autour d’un synthétiseur EMS Synthi A que Tim a acheté à Londres. Il sera d’ailleurs démonstrateur pour la marque EMS (de Peter Zinovieff) en France.

Pendant 4 ans, il va être le clavier du groupe Gong, avec qui il enregistrera nombre albums (et d’albums live) au début des années soixante-dix. Cheveux teintés de rouge, il prendra le pseudo de Moonweed (Herbe de lune). Il collaborera aussi avec Steve Hillage, le guitariste éminent de Gong, pour la sortie de son premier album studio « Fish rising ». Puis, brouillé avec Daevid Allen et sa maison de disques Virgin, il décide de refermer la page Gong et de quitter Virgin pour rejoindre les disques Barclay.

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Suzanne Ciani – Synthissimo

Suzanne Ciani et le synthétiseur BuchlaSuzanne Ciani (née le 4 juillet 1946) est une des figures tutélaires de la pratique du synthétiseur et une des rares figures féminines de cet art, avec Wendy Carlos. Ceci est principalement le fait de sa rencontre avec Don Buchla, le père du synthétiseur du même nom, tandis qu’elle étudiait la composition à Berkeley. C’est grâce à Buchla que Ciani s’ouvrit à la musique électronique, elle qui entreprit un parcours de pianiste classique. Aujourd’hui ayant pris le tournant new age, elle marrie acoustique et électronique.

L’éveil de Suzanne à la musique se déclenche lorsque sa mère fait tourner Mozart, Beethoven et Bach sur ses tourne-disques. Troisième d’une lignée de six enfants, élevé dans une famille fortuné (son père est un chirurgien réputé), Suzanne caresse très vite – à cinq ans – les touches d’ivoire dévolus à sa sœur aînée. La jeune fille fait le rejet de son premier professeur de piano, qui escamote ses possibilités. Pendant plusieurs années avant de reprendre des cours à Boston, elle se forme en autodidacte.

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Visage – des touches de gris

Steve Strange, de VisageVisage est un des groupes-phares des années 80 en Angleterre. Il est surtout connu pour son tube Fade to grey.
L’histoire de Visage commence lorsque Steve Strange, son futur leader, convainc son ami DJ Rusty Egan de monter un groupe. À cette époque, ils travaillent dans la même boîte de nuit du quartier de Soho, le Blitz Club, qui est à la pointe de l’anticonformisme vestimentaire, à contre-courant de la vague punk dont ils ont pourtant été les adeptes quelque temps plus tôt. Au Billy’s en 1978, puis au Blitz dès l’année suivante, Steve va cotoyer en tant que portier puis animateur ses alter ego, Boy George, Spandau Ballet, et développer son adm
iration pour David Bowie quand il organisera les premières Bowie Nights, à grand renfort de rouge à lèvres.
Egan, de son côté, officie depuis quelque temps dans le groupe The Rich kids en tant que batteur, aux côtés de Midge Ure. C’est ce trio qui enregistre une cassette de démo sous le nom de Visage, qui inclut une reprise de Zager et Evans, In The Year 2525, (titre vintage numéro 1 en 1969). À propos du nom Visage, le groupe estime qu’un nom français correspond bien à l’étiquette néo-romantique qui leur est décerné jusqu’à l’extérieur du Royaume-Uni. Mais il faut attendre l’adjonction de trois membres du groupe post-punk Magazine, le guitariste John Mc Geoh, le bassiste Barny Adamson  et le claviériste Dave Formula ainsi que du multi-instrumentiste Billy Currie (ex-Ultravox) pour voir les conditions du succès se réunir. Visage produit son premier single commercial « Tar », en septembre 1979 sur le label Radar, et est signé chez Polydor en mai 1980. C’est à peu près en même temps qu’il apparait dans le clip de David Bowie Ashes to Ashes, qui est justement une ode au mouvement Nouveaux Romantiques. Strange tire sa force créatrice de ce qu’il appelle son « Ghetto gay », et si sa voix n’est pas étincelante, en revanche ses recrues musicales se font avec beaucoup de goût.

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Front 242, l’industrie du risque

Front 242Front 242 a été créé en 1981 à Aarschot, en Flandres. C’est le groupe belge le plus influent des dernières décennies, aussi bien au plan esthétique que scénique, et leur anticonformisme les tient éloignés des plateaux de télévision. Après avoir pris le nom de Prothese, le duo Daniel Bressanutti (dit Daniel B) et Dirk Bergen choisit le nom Front 242. Il faut prononcer Front deux quatre deux, et l’origine du nom du groupe reste sujet à discussion. Intéressés par les arts graphiques et la musique électroniques, Daniel et Dirk sortent leur premier single, Principles, dès la fin de l’année 1981, avec guitare et synthétiseur. De leur côté, Patrick Codenys et Jean-Luc De Meyer avait créé un groupe, toujours dans le Bruxelles underground, Under Viewer. Leur point commun : la musique industrielle dans la lignée des groupes anglais Cabaret Voltaire et Throbbing Gristle. Ces deux entités fusionnent donc en 1982. C’est De Meyer qui écrivait les paroles des chansons la plupart du temps, et  était le chanteur principal du groupe, caractérisé par sa voix grave et grommelante. Le deuxième single du groupe, U-Men, est sorti en 1982. C’est cette année qu’est paru l’album Geography. Ce premier album a une influence certaine sur le courant de la musique industrielle de cette époque, mais n’a pas percé dans les charts. L’environnement sonore des mass medias est alors un des ingrédients principaux de leur musique, au son très dur. Avec l’argent des premiers contrats, en novembre 1983, ils créent une société pour aider la production belge de musique alternative. Toujours en 1983, Dick Bergen retrouve ses premiers amours dans le domaine du design graphique, laissant la place pour un nouvel arrivant, Richard Jonckheere (que l’on appelle Richard 23), particulièrement gesticulant sur scène. Cette composition du groupe perdurera globalement jusqu’à aujourd’hui.

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