Archives pour la catégorie Tangerine Dream

Christoph Franke, pleine lucarne

christoph franke derrière (et devant) ses claviers..::Article rédigé par Etiennefroes::.. Christoph Franke (homonyme d’un entraîneur de football) est né à Berlin le 6 avril 1953 au cœur d’une famille musicienne où il peut entendre toutes sortes de musiciens aussi bien classiques que contemporains. Ainsi, tous les week-ends, un quatuor à cordes investit la maison familiale. Naturellement il va au conservatoire de Berlin où il étudie la musique classique et la composition. Il s’essaie tout d’abord au violon puis à la trompette tout en pianotant quelque peu. Les arts plastiques l’attirent aussi beaucoup. Il déclare en 1997 :  

« La Nature aurait voulu que je sois peintre, mais par accident, je suis devenu un musicien. Je me pense comme un peintre du son. Je me sens comme un peintre ou un sculpteur modelant des sons comme je le ferais avec du plâtre ou de la peinture. »

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Tangerine Dream – Cyclone (1978)

Pochette de cyclone de Tangerine Dream..::Critique rédigée par Etiennefroes::.. Le départ de Peter Baumann en 1977 n’est pas sans poser des problèmes à Tangerine dream. Mais une fois de plus, Edgar Froese va faire  face à l’adversité en trouvant une solution qui va faire évoluer la musique du groupe allemand.

 Il fait tout d’abord appel à Steve Jolliffe qui a déjà participé à Tangerine dream en 1968. A cette époque, ce musicien britannique  se trouve à Berlin ou il étude la musique. À cette occasion il côtoie Edgar Froese et Klaus Schulze. Il participe ainsi pendant un an  aux premiers balbutiements de Tangerine dream. En 1969, il quitte Berlin pour l’Angleterre alors que Tangerine dream s’apprête à enregistrer Electronic meditation. Steve jolliffe rejoint le groupe « Steamhammer » formation musicale de blues et de rock. En 1973, il quitte ses compagnons pour se lancer  dans l’enregistrement solo de musiques de films. En 1978, Edgar Froese pense donc à lui pour prendre la place vacante dans le groupe. Klaus Krieger, batteur, rejoint également le groupe allemand.

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Rubycon, partie 1 (analyse musicologique)

MusicologieCet article est basé sur l’analyse de Pierre Malle faite en 2003 dans son mémoire de musicologie sur la musique électronique des années 70. La totalité de son travail est disponible à la bibliothèque de Tours. Il a accepté d’en faire une version simplifiée et d’expliciter tous les termes techniques pour une meilleure compréhension…

La musicologie est une discipline scientifique qui étudie les phénomènes en relation avec la musique, dans leur évolution (histoire des idées et des théories musicales) et dans leur rapport avec l’être humain et la société, domaines plus particulièrement abordés par l’ethnomusicologie et la sociologie de la musique. Son caractère scientifique la fait se distinguer de la musicographie. (Wikipédia)

 


> Contexte historique

Le premier grand succès discographique de Tangerine Dream, Phaedra, paru en 1974 sur le label naissant Virgin, se démarquait de tous leurs précédents enregistrements par un matériel électronique plus important et une plus grande variété de climats musicaux, tout en continuant à explorer les espaces inconnus de la musique cosmique. La notoriété grandissante du groupe, résultat des excellentes ventes de Phaedra et de ses nombreux concerts, encouragea ses membres à se dépasser pour produire « leur » chef-d’œuvre, un album qui deviendrait une référence dans le domaine de la musique électronique : ce sera Rubycon. 

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Tangerine Dream [Live] – Encore (1977)

encore.jpg..::Critique rédigée par Etiennefroes::.. Voilà un disque important dans la discographie de Tangerine dream. Il relate la tournée du groupe allemand aux Etats-Unis au printemps 1977. Il s’agit d’un concert qui a eu lieu a Washington le 4 avril 1977 et qui a été retransmis par une radio locale.

Ce spectacle est une parfaite illustration de ce que faisait Tangerine dream en public à cette époque. Fort d’un travail long et minutieux, le groupe allemand se lançait sur les routes. Ayant quelque matière musicale, il brodait en concert. C’est souvent Peter Baumann qui commençait sur ses claviers et les autres suivaient. Le son est ici différent de celui du studio pour la composition d’un disque. Edgar Froese joue de la guitare électrique à la manière d’un musicien rock.
À noter qu’une partie de Cherookee Lane a été utilisée comme single sous le titre « Encore ». Le titre le plus atmosphérique, Desert Dream, est un assemblage de matériaux inédits initialement destinés aux albums de la dynastie Virgin.

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Tangerine Dream – Rubycon (1975)

Pochette de Rubycon, photo par Monica Froese..::Critique rédigée par etiennefroes::.. Ce cd de Tangerine Dream, dans lignée musicale de “Phaedra” est un véritable chef-d’œuvre.

L’album, comme le précédent sus-nommé, a été enrgegistré au Manoir, situé à Shipton-sur-Cherwell, en Angletterre, en janvier 1975. L’ingénieur du son se nomme Mick Glossop.

Rubycon s’est classé 12ème du billboard anglais.

La musique dans une atmosphère de retenue déroule ses boucles envoutantes dans une précision mathématique.

À noter que le thème principal du 1er morceau servit dans les années 80 de générique à l’émission « l’avenir du futur »

Le titre du disque provient de Jules César et du fleuve Rubicon que ce conquérant franchit en 49 avant Jésus-Christ pour envahir la Gaule. A cette occasion, il prononça la célèbre phrase « alea jacta est », les dès sont lancés.

En 2001, Rubycon est devenu le premier album de Tangerine Dream a être réédité au format Super Audio CD (SACD) par Virgin.

 


 

> Composition du disque

 


 

  1. Rubycon, Part One  (17:18)
  2. Rubycon, Part Two  (17:35)

 


 

> Musiciens et matériel

 


 

Compositeurs, musiciens et producteurs :

Musiciens et instruments pour Rubycon 1 :

  • Edgar Froese: Mellotron/Guitar & VCS 3 Synthesizer;
  • Christoph Franke: Double Moog Synthesizer/Synthi A/Organ/Modified Elka Organ & Prepared Piano;
  • Peter Baumann: Organ/Synthi A/E-Piano & Prepared Piano  

Musiciens et instruments pour Rubycon 2 :

  • Christoph Franke: Double Moog Synthesizer, Gong/Synthi A/Organ;
  • Edgar Froese: Organ/Mellotron/Guitar/Gong/VCS 3 Synthi;
  • Peter Baumann: E-Piano/Organ/Synthi A Voice/ARP 2600  

musicologie.gif > Lire aussi : l’analyse musicologique de Rubycon par Pierre Malle.

Les concerts de Tangerine Dream

..::Article rédigé par Etiennefroes::.. Ecrire sur les concerts de Tangerine dream d’une manière sereine et objective n’est pas chose aisée. Certains commentateurs ou fans considèrent que dans la longue existence de ce groupe allemand, il y a des périodes bénies et d’autres honnies. C’est comme si tout était bien avant quitte à mythifier où à rendre parfait le passé, et à considérer qu’aujourd’hui tout est mauvais, que le groupe est gagné par le mercantilisme et qu’il use sans vergogne du playback en concert. Pour essayer de s’approcher de l’objectivité, il faut donc s’écarter de l’agréable légende et refuser de tomber dans le panneau du jugement masochiste et partial d’un fan qui critique tout ce qui se fait aujourd’hui mais qui attend fébrilement la sortie des cd et dvd et les achètent tous.

Tangerine Dream a beaucoup tourné durant sa longue carrière : voir à ce propos les infos que j’ai apporté sur la page wikipedia de ce groupe allemand.


> Musique improvisée

D’après la légende durant la première quinzaine de son histoire, Tangerine dream a fait des concerts dont la musique était improvisée. Une légende est toujours là pour nous faire plaisir et en ce sens elle a forcément tendance à modifier la réalité. On oublie qu’avant de se lancer sur la route des tournées, Tangerine dream passait des heures à travailler sur ses instruments. C’est ainsi que ce groupe allemand est devenu un expert de la manipulation risquée et aléatoire des synthétiseurs en concert de cette époque. Les musiciens allemands partaient donc avec des matériaux sur lesquels. Ils brodaient. L’écoute attentive des divers concerts fournis par les séries « tangerine leaves » et « tangerine tree » montre selon les périodes, des concerts assez différents les uns des autres ou des prestations où certains thèmes reviennent souvent. Cela n’enlève en rien le tour de force qu’étaient les concerts de Tangerine dream en cette période mais nous ramène à la réalité des choses .

> Une mécanique bien huilée

Après cette période heureuse, l’âge d’or pour certains, ce groupe a produit des concerts « bien huilés » durant lesquels le spectateur pouvait entendre une musique très proche du CD qu’il avait acquit. Ces dernières années, Tangerine dream continue dans cette même voie. Le spectateur a quelquefois le privilège d’entendre des versions qui feront l’objet d’un futur disque. En même temps sont apparus, les premiers DVD du groupe allemand et c’est depuis ce moment-là que court la rumeur que Tangerine dream use du playback. Le problème c’est que ceux qui affirment péremptoirement cela s’appuient sur les DVD. Or, le son du DVD et celui du concert sont souvent différents. Au mixage, les sons produits par des instruments conventionnels (une guitare par exemple) sont souvent minorés au profit des instruments électroniques. Des moments où le groupe se plante n’apparaissent pas et sont donc remplacés par de la musique juste. Des images sont parfois ajoutées à celle de la prise de vue du concert. Ce triturage n’est pas toujours très heureux et fait poser des questions sur l’honnêteté de la prestation du groupe : c’est ainsi que certains parlent de playback. Il ne faut pas par ailleurs oublier que la technique (le séquenceur par exemple) offre un confort au musicien électronique. La vision des vidéos des décennies passées comme les DVD d’aujourd’hui montrent souvent les musiciens qui tournent des boutons… Je ne dirais pas que le doute est complètement enlevé mais affirmer en un playback total (une bande son) sur laquelle le groupe mimerait tous les instruments me paraît abusif voire risible.   

Tangerine Dream : le concert le plus court…

Tangerine Dream en 1972..:: Article rédigé par Etiennefroes:.. En octobre 1972, Tangerine dream alors composé d’Edgar Froese, de Peter Baumann et de Christoph Franke, est à Bayreuth (connu pour ses festivals wagnériens) où il doit se produire comme première partie d’un groupe de blues.

Le trio allemand est arrivé sans instrument conventionnel (guitare, batterie etc.). Il compte faire de la musique avec des machines et dispositifs électroniques que ses membres ont eux-mêmes fabriqués.

L’auditoire est surpris d’abord puis furieux d’entendre de la musique expérimentale alors qu’il est là pour du blues. Des canettes et autres projectiles sont jetés sur la scène. Tangerine dream continue sa prestation mais les cris des spectateurs finissent par couvrir leur musique. Le trio allemand doit quitter la scène après 15 minutes de concert.

Devant la tournure des événements, l’organisateur du concert refuse de payer Tangerine dream même pour son déplacement et appelle la police.

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