Archives pour la catégorie Vangelis

Vangelis – Voices (1995)

Voices de VangelisL’album Voices de Vangelis renvoie au désir de son créateur d’incorporer les voix au synthétiseur. Pour ce faire, il a convoqué les chanteurs Caroline Lavelle, Stina Nordenstam, Paul Young, pour qu’ils écrivent les paroles et interprètent leurs propres titres. Sur cet album, il y a deux français pour épauler le grec : Philippe Colonna, au mixage, et Frederick Rousseau, qui coproduit, plus un coup de pouce de John Martin. C’est un des albums les plus doux de Vangelis. Le morceau-titre, Voices, est un puissant « hymne », qui rappelle beaucoup la recette de l’ouverture de 1492, Christophe Colomb. Pour ce titre de sept minutes, Vangelis a demandé à la troupe de l’Opéra d’Athènes de lui donner une piste d’envol idéal pour ses élans cuivrés. Sa mélodie immédiatement mémorisable et son tempo militaire donne au disque une ouverture martiale.

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Vangelis – Mythodea (2001)

Mythodea de VangelisLe 28 juin 2001, Vangelis se produit au sein de l’antique temple de Zeus à Athènes. Ce concert a eu lieu dans le cadre prestigieux des Olympiades grecques, où Jarre était aussi invité pour un autre événement. Il avait pour point de départ le projet d’exploration martienne de la NASA (mission de recherche d’eau et de volcanisme sur la planète rouge), qui avait quitté la terre le 7 avril 2001. Durant la représentation, nimbée dans une sublime lumière bleue-violette, des images de la planète Mars et du cosmos alternaient avec des sculptures grecques.

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Vangelis – China (1979)

Pochette de l'album 'China'Avec China, Vangelis nous livre un album dont l’objet est d’illustrer les grands moments de l’histoire de la Chine (comme la Grande Marche) ainsi que quelques-uns des poèmes et préceptes de la religion taoïste. Ce concept-album a été créé dans les studios Nemo de Londres, et une vidéo permet d’ailleurs de voir ce qu’il s’y passe. Mais comme les aspects techniques des machines reste pour moi du chinois (Hi hi), le mieux est de prendre connaissance de la musique en elle-même, piste par piste :

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Vangelis – Opera Sauvage (1979)

Pochette de l'album Opéra Sauvage'Cet album est la parfaite application de la science mélodique de Vangelis : dépouillé, mélange de thèmes lumineux et de passages plus tourmentés.  D’un aspect plus reposant que la moyenne des disques de Vangelis, Opera Sauvage a une palette large de couleurs musicales. Toujours enregistré aux studios Nemo, il illustre les émissions documentaires éponymes de Frédéric Rossif (22 films en tout, à ne pas confondre avec Sauvage et Beau). D’Opéra, Vangelis a les ressources électroniques pour faire, de sujet aussi (un voyage ethnographique et animalier à travers le monde), de sauvage enfin, il a la lutte forcené avec ses claviers, et dont il tire souvent des sons magnifiques. Prenons donc les pistes (en évitant les fausses) les unes après les autres :

L’hymne (qui n’est pas son hymne pour la Coupe du Monde de football de 2002) de Vangelis est une mélodie très simple et espacée qui se promène de longues trainées de synthétiseurs, conclue par une reprise en canon avec une orchestration appuyée sur les premières mesures. C’est une mise en bouche emphatique et universelle qui célèbre l’humanité. Rien à dire, c’est huilé, efficace. On trouve ce morceau sur de nombreux best-of, et il est facile à fredonner.

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Vangelis – 1492, Christophe Colomb (1992)

Pochette de l'album '1492, Christophe Colomb'En 1992, pour les cinq-cent ans de la découverte de l’Amérique, Ridley Scott tourne le long-métrage 1492, Christophe Colomb, avec Gérard Depardieu et Sigourney Weaver. C’est donc Vangelis qui va une nouvelle fois être chargé de la mise en musique, eux, qui ont déjà collaboré sur Blade Runner. Il a été nominé aux Golden Globes de 1993 pour la meilleure musique de film. Le disque a été enregistré à Paris sous la houlette de Philippe Colonna (Mixage et enregistrement)  et de Frederick Rousseau (coproducteur de l’album). Il faut également noter que deux autres collaborateurs de jarre sont de la partie. Il s’agit de Xavier Belanger, l’ethnologue qui a présidé aux sons ethniques de Zoolook, et Denis Vanzetto, l’ingénieur du son sur Rendez-vous et Revolutions.

Dans le livret, Ridley Scott déclare qu’il a d’office voulu une musique qui fasse le pont entre le quinzième siècle et l’époque d’aujourd’hui. Nombre d’instruments traditionnels viennent compléter les synthétiseurs fétiches de Vangelis : guitare andalouse (sur Deliverance et Moxica…), mandoline, flûtes et violons. Avec ce disque, Vangelis a signé son plus gros succès commercial, et son thème le plus universellement mémorisé (Conquest of Paradise).

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Vangelis – L’Apocalypse des animaux (1973)

Vangelis – L’Apocalypse des animaux (1973) dans B.O. de films 61Y%2BuQPFdzL._AA240_Condensé de quelques-unes des illustrations sonores de Vangelis pour la série de Frédéric Rossif, l’Apocalypse des animaux, diffusée en 1970. La musique date donc de cette époque. Six épisodes de cette série animalière furent tournés, et la bande originale n’en restitue que les moments. À l’époque de la composition de l’album, 1970, Vangelis est encore membre du groupe Aphrodite’s Child. C’est le sixième album studio de Vangelis, qui avait inauguré ce décompte avec la bande-originale (déjà) d’un film : « Sex Power » d’Henry Chapier en 1969. Il est enregistré au studio Europa Sonor. C’est la première collaboration entre les deux hommes, qui culminera musicalement avec l’Opéra Sauvage, en 1979.

Au lieu de plages purement électroniques, Vangelis a intégré des chants et des mandolines et guitares acoustiques pour renforcer la chaleur de son propos.  L’album dégage une forte mélancolie, en dehors de deux pièces courtes et plus vives : le thème de la série, intitulée « Générique » et « l’ours musicien », ce sont des longues nappes de synthétiseurs qui incitent à la rêverie. Le générique de l’Apocalypse des Animaux est bâtit sur un atypique rythme à deux temps à l’africaine. C’est une mélodie qui tourne sur quatre notes qui connait des pauses et des démarrages successifs. La petite fille de la mer, l’un des, si ce n’est le premier(s) tube(s) de Vangelis, agit du charme paisible d’une mélodie qui évoque une berceuse. Un morceau un peu lisse à mon goût, mais dont les éléments s’assemblent avec une science assez stupéfiante pour cette époque (1973).

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Vangelis – Albedo 0.39 (1976)

Vangelis - Albedo 0.39 (1976) dans CD / Vangelis 41NNPGJAVHL._AA240_En cette année 1976, Vangelis se pose en astronome des sons synthétiques en proposant comme titre d’album l’indice de réflexion de la Terre (Albedo 39%). Le morceau-titre est plage planante, nécessairement planante, qui comprend une voix monocorde qui édicte les mesures spatiales de la planète bleue. « Freefall » est une promenade pastorale à travers différents timbres de synthétiseurs, qui se déroule sur une routine de percussions déglinguée. Le titre suivant, « Mare Tranquilitatis », est une courte bande-annonce digne de « 2001, l’Odysée de l’Espace », avec voix d’astronautes et sons circulaires qui forment une voute céleste imaginaire. La « Main Sequence » est une sorte de transposition du synthé dans le contexte du free-jazz, avec des grappes d’accords complexes qui se résolvent dans des leads survoltés. Le tempo du morceau baisse progressivement autour de la sixième minute de fracas de toms de batterie, jusqu’à se déliter dans un long thème majestueux, au son cuivré si caractéristique des classiques de Vangelis, qui augure du court morceau suivant, « Sword of Orion », et son romantisme échevelé.

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