Archives pour la catégorie Vangelis

Vangelis – Heaven and Hell (1975)

Le coffret Albedo 0.39, Heaven and Hell et Spiral.J’ai eu la chance d’écouter ce disque que j’ai trouvé dans un coffret qui comprenait la quintessence ou presque de Vangelis dans les années 70, à savoir : Heaven and Hell, Albedo 0.39, et Spiral. Avoir écouté « So long, so clear » sur un des best-of de l’artiste ne permet pas de saisir l’esprit de ce disque, qui, s’il s’intitule « paradis et enfer », en contient certainement un sacré paquet. La pochette de l’album représente deux gants en caoutchouc ou vinyle munies d’ailes d’anges qui semblent descendre en piquet sur un clavier.

Composé de deux longues pistes (22’05 et 21’20), « Heaven and Hell » est le premier disque publié par le grec sous le label RCA. Il a été enregistré au studio Nemo de Londres en septembre 1975. Mais passons à la critique.

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Vangelis – Antarctica (1983/88)

La pochette du disque Antartica, de Vangelis (1983)En 1983, Vangelis signe la bande originale du film japonais de Koreyoshi Kurahara, Antarctica. C’est donc dans la foulée de Blade Runner que sort cette composition. Ce disque à la pochette blanche a été édité en 1988 par Polydor pour la France. Antarctica est l’histoire vraie (reprise depuis dans une version édulcorée par les studios Disney – Antarctica, prisonnier du froid) qui retraçe la survie de chiens de traineaux abandonnés dans l’immensité Antarctique, dans le cadre d’une expédition scientifique japonaise. Les pauvres animaux sont sans nourriture. N’ayant pas eu la chance de voir le film, je m’en remet uniquement à la musique du magicien grec du synthé, qui compose souvent directement devant les images des films auxquels il collabore.

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Vangelis – Oceanic (1996)

Vangelis - Oceanic (1996) dans CD / Vangelis 21WphAzBepL._AA130_2etoiles.gif Un homme à la mer ! Oui, c’est bien de Vangelis dont je parle. Oceanic est une évocation de la mer, au travers de neuf tableaux enchaînés, plus ou moins inspirés. La pochette signé Alwyn Clayden, avec des captures de films sentimentaux des années cinquante. Le disque commence par le grandiloquent Bon Voyage (2:33). Au début était le fracas de l’océan. Après un roulement de tambour, s’annonce une introduction symphonique, gorgée de chorus et de crash de cymbale. Je vais vous proposer un petit commentaire sur chacun des morceaux. Petit tour d’horizon :

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Jon and Vangelis – Page of Life (1991)

Pochette de page of LifeUne belle page. Le chanteur de Yes Jon Anderson et Vangelis signe le meilleur de leur collaboration artistique ici. La production est à la hauteur de ces deux talents : pléthore de synthétiseurs et de pianistes (4, rien que ça !). Jon donne du cœur sur chaque morceau, dans son registre romantique le plus cristallin. Le morceau phare « Is it Love » est une envolée étourdissante, (frôlement de harpe, cordes dithyrambiques, solo de guitare – tout est électrique, bien entendu -) représentative du panache des deux complices. Un petit côté psychédélique rôde ici (Garden of senses – avec le son cuivré associé à Vangelis) où la (Genevieve). « Journey to Ixtlan » est le moins enthousiasmant du lot. Le titre Wisdom Chain a été édité en version single. Aux États-Unis, le disque a été réduit à 9 morceaux : exit les trop « rock-prog » Journey to Ixtland, Be a good friend of mine et Jazzy Box. Une version allemande comprend outre Page of Life et Wisdom chain, un morceau inédit, Sing with your eyes (1986), qui est très recherché.

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Vangelis – Blade Runner (1982 / 1994)

La pochette de Blade Runner5etoiles.gif Musique vers le Futur. Vangelis et Ridley Scott travaillent ensemble en 1982 à ce qui va devenir un des chefs d’oeuvre du genre Science-fiction : Blade Runner. Pour la musique, Vangelis nous introduit dans une ambiance oppressante, avec des longues nappes de synthétiseurs, sur lesquelles se greffent des mélodies vives et des sonorités déccélérantes très caractéristiques. 

Que vous ayez ou non vu le film, de toute façon, la musique vous transporte dans un autre monde. un monde étrange où les androïdes font des rêves, et les humains des cauchemars du sentiment de se perdre eux-mêmes.

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Vangelis et le synthétiseur

Vangelis Vangelis a vécu plusieurs vies. D’abord avec Aphrodite’s Child, un groupe rock psyché (avec comme membre éminent l’autre grec, Demis Roussos), puis en tant que pionnier de la musique électronique, et ensuite comme un des plus grands compositeurs pour le cinéma. Il y aurait beaucoup à dire, d’autant que j’ai écouté Vangelis autant que Jarre quantitativement. Le premier disque que j’ai écouté était L’Apocalypse des animaux. Vangelis aime apporter une couleur acoustique à ses parties rythmiques. Il n’est pas rare de croiser sur le sentier de ses disques tambourins, grosse caisse ou cymbales. Si vous parcourez la discographie de Vangelis, vous constaterez que ses premiers disques sont très rapprochés (deux disques par an), et que depuis 1998, il a espacé ses sorties à telle enseigne qu’il s’est maintenant calé sur le rythme de Jarre, un disque tous les trois ans à peu près.Les thésards se pencheront peut-être en toute objectivité dans quelques années sur les mérites comparés de ces deux monstres sacrés de la musique électronique. Dans l’immédiat, ce dont je me contente, c’est de dire que Papathanassíou a fait de grands albums, par ordre de préférence : Albedo 0.39, Blade Runner, Direct et Heaven and Hell, plus sa collaboration avec Jon Anderson (Private collection, Page of Life).
Deux autres de ses disques moins souvent cités provoquent l’émoi : China (1979) et Mask (1985).
Sur une si longue carrière, il ne faut pas s’étonner qu’il tombe parfois dans la recette (stupéfiante décalque de Voices sur le thème de 1492), la grandiloquence (Mythodea) ou la paresse (le disque hautement surestimé The City ou le tumultueux Oceanic).Vangelis a un talent de mélodiste rare (le thème de Blade Runner évoque incidemment celui d’Oxygène 7), et son apport à la musique est important et ne se restreint pas qu’aux B.O. (Voir les disques cités plus hauts).

 

 

 


> Se laisser guider par l’intuition 

Vangelis et le synthétiseur dans Musiciens grecs pictovangelisIl est l’exemple accompli du musicien autodidacte, qui brusque ses claviers jusqu’à obtenir le choc déclencheur d’un morceau (ou, le cas échéant, tout en visionnant un film). Reste que l’aspect moderniste de son oeuvre (pionnier du synthé qu’il est) est altérée par le moindre intérêt qu’il manifeste pour le développement de nouvelles sonorités. J’ai regroupé ici toutes mes critiques de disques en fonction de ceux que j’avais écouté de manière approfondie, mais à la faveur d’emprunt à ma médiathèque, je creuserais davantage sa discographie, puisque nombreux sont ceux qui l’ont préféré dans le sondage maison.

> Discographie (très) sélective

1973 : L’Apocalypse des animaux [B.O. du film], 1975 : Heaven and Hell(avec un duo avec le chanteur de Yes, Jon Anderson) , 1976 : Albedo 0.39 , 1977 : Spiral , 1978 : Beaubourg, 1979 : China , 1979 : Opéra sauvage [B.O. du film], 1981 : The Friends of Mr. Cairo (avec Jon Anderson) , 1981 : Les Chariots de feu [B.O. du film], 1982 : Blade Runner [B.O. du film], 1983 : Antarctica [B.O. du film], 1985 : Mask , 1988 : Direct  , 1989 : De Nuremberg à Nuremberg [B.O. du film], 1991 : Page of Life(avec Jon Anderson) , 1992 : Mille quatre cent quatre-vingt douze, Christophe Colomb [B.O. du film], 1995 : Voices , 1996 : Oceanic , 2001 : Mythodea , 2004 : Alexandre [B.O. du film], 2007 : Blade Runner 2007 (3 CD dont des inédits).

> Ressources médias

Portrait de référence de Vangelis dans Musiques au coeur par Eve Ruggieri :
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Vangelis – The City – 1990

Pochette du disque 2etoiles.gif Un « moins bien » dans la ville. Le manque d’inspiration est saisissant sur ce concept-album. Surtout quand on a écouté, et souvent apprécié, les albums de Vangelis tout au long des années, comme c’est mon cas. Aussi ne vais-je pas m’étendre trop longtemps sur ce coup à l’eau. La structure des morceaux est le plus souvent bancale. Le son, sans être désagréable, verse parfois dans le gadget (boucles rythmiques anodines) ou l’imitation stricte (le son de guitare électrique de « Nerve Centre », l’affreux violoncelle synthétique de « Side Streets »). Les phrases musicales sont plus bavardes que réellement enrichissantes. Très peu d’émotions se dégage de ses machines. Un sentiment de déjà entendu (le poussif « Good to see you ») domine, les deux rhapsodies convoqués d’urgence sur les deux derniers titres, pour invoquer les succès passés, ne sauveront pas les apparences. Seul le méditatif « Twilight », qui assume la lenteur que le reste du disque refoule, vaut d’être salué.

Mon conseil : Allez plutôt déguster « Voices » ou un des Vangelis antérieurs. 

Lire aussi : Article sur Vangelis et le synthétiseur

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